jeudi 25 août 2016

Pensée

"Tu peux donner à une personne des connaissances, mais tu ne peux pas la forcer à réfléchir. Certaines personnes veulent rester imbéciles, parce que la vérité leur demande de changer."

Tony.A.Gaskins jr

dimanche 14 août 2016

Rejouer ou ne pas rejouer le passé . . . ???

J'ai acquis la conviction qu'il y a des histoires passées qu'il ne faut pas réveiller et d'autres que l'on peut rejouer. Les signaux sont là . . . encore faut-il les voir et accepter de les prendre en compte.

J'ai fait la connaissance, il y a presque 2 mois, d'une personne qui m'est semblable en bien des points. Au fil de nos partages, je découvre des passions communes, un parcours sentimental assez similaire et un regard analytique sur celui-ci plutôt ouvert. Bien des choses nous rapprochent.

Profitant d'une discussion, elle me confie le pourquoi du nouvel échec de sa dernière relation :

Il y a deux ans, elle renoue avec un amour de jeunesse qui est nouvellement libre. L'histoire recommence, exactement au même endroit ou elle a commencé 37 ans plus tôt. Pour elle, le lieu est symbolique et choisi sans hasard. Elle est euphorique et reprend cette relation là ou elle s'est arrêtée . . .  elle a de nouveau 17 ans. Son enthousiasme est tel, qu'elle me raconte que même ses enfants, son fils et sa fille, la surnomment "17 ans" . . .  " j'étais une vraie gamine" me confie-t-elle. Sauf que petit à petit, elle prend conscience que son amoureux n'est plus celui qu'elle a connu, celui dont elle se souvient. Il a vécu, et la vie l'a forgé d'une façon qu'elle découvre ne pas lui convenir dans une relation amoureuse sérieuse. Elle aussi, a changé . . .  la vie est loin de lui avoir fait des cadeaux niveau sentimental, elle sait ce qu'elle veut , et ce qu'elle ne veut plus, et ce qu'il est, ne lui convient pas. C'est alors une nouvelle rupture, mais volontaire cette fois. La première avait été induite par un de ses deux parents.

Son histoire est proche de la mienne . . .c'est l'histoire de l'ex de mon ex, avec mon ex.

C'était il y a 38 ans, la fin était de son fait à lui, et induite par un membre de sa famille sur un fait rapporté. J'avais 14 ans et j'ai été dévastée par cette rupture.

Il y a 6 ans, il reprend contact. Je ne l'ai pas oublié, comment pourrait-on oublier son premier amour?

A l'inverse de l'histoire précédente, j'ai conscience que les années sont passées et que nos vies respectives nous ont façonnées. Je ne cache pas alors, que j'ai une piètre opinion des hommes, et mon discours ne laisse place à aucun doute sur le sujet. Je suis en pleine séparation et le comportement de mon futur-ex mari alimente ma haine "anti-mec". Nos échanges se limitent à internet par lesquels il essaie, parfois, de me convaincre de ne pas mettre tous les hommes dans le même panier.
Le hasard de la vie nous réunit à nouveau dans une relation "amoureuse" au bout de presque 4 ans.

Je ne suis pas, en ce qui me concerne dans une démarche de reprise d'une relation inaboutie. Je vis cette relation savourant chaque instant, et apprenant à connaitre cet ancien amoureux devenu homme. Les sentiments sont là, puissants et profonds, refoulés depuis de longues années. Il est tout ce que j'aime.
Il fait des projets . . .  puis recule, il m'entraine . . .  puis me saborde,  je m'investis puis ne m'investis plus, j'ai peur . . . je sais qu'il va encore me faire souffrir, son instabilité me désarme alors j'enfile une carapace, pour ne pas lui montrer que je souffre tant je suis amoureuse . . .  je fais comme si, et je cache alors que je fourmille de projets a ses cotés , je me protège en laissant croire des projets ailleurs . . . mais je cumule déjà des blessures qu'il m'inflige sans le savoir, depuis 1 an, Il finit par me lâcher, au bout d'une relation de 2 ans et quelques mois. Les raisons me semblent multiples et  non négociables, je me consume mais j'abdique, je ne supplierais pas.
Il y a eu des signaux, mais je n'ai pas voulu les accepter.

Une autre relation du passé surgit, 10 jours après le couperet . . . comme si les deux relations qui s'était suivies,  devaient se suivre aujourd'hui encore . . .  comme si la deuxième avait droit à sa deuxième chance.

Rien n'est encore écrit,  tout est encore supposition et tout est à construire. Cette relation m'avait été retiré par la volonté familiale, facilité par la distance. Plus rien ne l'empêche aujourd'hui.
Il n'a jamais oublié, il voulait beaucoup, il y a 36 ans, et il veut de nouveau.
Il a su me dire, sans ambiguïté, son désir de vouloir construire quelque chose de sérieux avec moi, en repartant là ou nous nous étions arrêtés . . .
Il me laisse le temps que je lui ai demandé . . .
Ces messages me consolent, ces messages appliquent du baume sur mes blessures, sa présence même lointaine se veut rassurante et aimante.

Je suis convaincue que si le destin  fait en sorte de remettre sur ma route les deux hommes que j'ai  aimé dans ma vie . . .  c'est qu'il y a une raison . . .

Est ce une erreur de rejouer le passé, ou faut-il le laisser dormir ??? L'avenir me le dira.


Sam

vendredi 12 août 2016

Se battre d'abord contre soi-même

Boris Cyrulnik :" Il me semble que, lorsqu’on a été blessé dans sa vie, on est contraint de mettre en place, de tricoter un processus de résilience jusqu’à sa mort. La blessure est enfouie, maîtrisée, transformée, mais elle ne guérit jamais complètement."

Évidemment, ce propos ne parlera pas aux béotiens, mais en interpellera d'autres. J'ai toujours cru aux pouvoirs méconnus du cerveau, et à sa capacité à nous aider à mettre de coté les souvenirs les plus douloureux en les refoulant.
J'ai souvent utilisé des métaphores pour expliquer ma façon de renvoyer dans mes propres abysses, ces traumatismes qui écorchent pour la vie. Ces entraves qui, si on ne les écarte pas du chemin et qu'ils prennent l'essentiel de la place, au mieux . . . empêchent d'avancer . . .  au pire n’appellent que le désir de mourir. J'ai nourri cette envie, et il m'est arrivé de tenter d'en finir . . .

Lorsqu'on parvient à placer un mouchoir sur la honte et la culpabilité, prendre le risque de faire face à l'incompréhension, ou bien à l'incrédulité, rend la confidence impensable.
Dire l'indicible et on se confronte aux paroles blessantes qui ponctuent la confidence . . . on s'effondre, envahi de nouveau par la culpabilité et la honte, puis on s'enferme dans un silence protecteur.

Il m'a fallut souvent serrer les dents et contenir mes larmes, en écoutant des "secrets" qui par leurs similitudes aux miens, rouvraient mes plaies enfouies. Qui mieux que moi pour entendre,  pour comprendre . . . et pour savoir à quel point ces mots dérangent, détournent les regards, éloignent ou isolent.
Mon parcours de vie a été jalonné de phase d'anorexie, de boulimie, de mutilation et autres comportements d'autodestruction. Lorsque les mots sont enfermés, les maux se libèrent . . . Lorsque les cris sont étouffés, le corps parle.

Est ce la raison d'une construction relationnelle en mode "serpillèrattitude" ? est ce le motif inconscient d'avoir été happé par deux hommes écorchés, puisant en moi tout ce qu'ils pouvaient de positif et incapable de proposer autre chose que de la souffrance?
J'avais beaucoup à offrir, et j'ai énormément donner . . . aux mauvaises personnes . . .  frustration = punition. Je ne m'estimais surement pas mériter mieux que ça.

J'ai du laisser remonter en surface les souvenirs enfouis, ceux qui font mal, et qu'on évitent.
Il m'a fallu accepter de les regarder en face, et comprendre que je n'étais pas " responsable " des évènements, cesser de me punir de ce que je n'ai pas voulu, mais subi.
J'ai colmaté mes fêlures.

J'ai fait sauter le dernier verrou, il y a deux ans (comme quoi, le parcours peut-être très long) à l'annonce d'une nouvelle normalement heureuse.
Un voile s'est déchiré tout d'un coup, révélant le dernier évènement douloureux, et entrainant dans son sillage une période de désarroi et de profonde tristesse intérieure.
  
Comme lorsqu'on retrouve sa respiration après une longue période d'apnée, enivrée par cet air remplissant tout d'un coup les poumons . . .  comme un second souffle, une bouffée d'oxygène, une renaissance . . .   le cri du besoin de construire une relation solide, sincère et épanouie prend toute sa valeur et son impératif.

Assurément écorchée, mais dans une rage de vivre qu'un certain nombre n'auront jamais,
je vis pleinement chaque instant, les considérant comme précieux après n'avoir pas su faire une priorité de ces choses essentielles, qui entrainent dans son sillage du positif, et rend le négatif gérable et supportable.
Je prends soin de tout ce qui est fait pour rendre la vie plus agréable et l'entretiens comme on entretient un jardin. Le bonheur se trouve dans chaque fleur qui commence à éclore.

Sam


samedi 6 août 2016

Extrait

" On maudit une épreuve, mais on ne sait pas, quand elle nous arrive, qu'elle va nous faire grandir et nous emmener ailleurs. On ne veut pas le savoir, la douleur est trop forte pour qu'on lui reconnaisse une vertu. C'est quand la douleur est passée, qu'on se retourne et qu'on considère, ébahi, le long chemin qu'elle nous a fait parcourir. "

"Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi". Katherine PANCOL


mardi 2 août 2016

C'est tellement nul

"Parfois, c'est tellement nul que je ne relève même pas" . . .  c'est ce que j'écrivais récemment sur un commentaire Fb, dévoilant ainsi, un peu plus  ce que je suis.

Ce n'est ni par  prétention, ni par sentiment de supériorité, c'est juste que depuis toute jeune, j'ai conscience qu'il y a certaines choses pour lesquelles il est vain de gaspiller du temps et de l’énergie.

Lorsqu'en face, la personne me prête des propos que je n'ai pas tenus, des actions que je n'ai pas effectuées, et que  je sens que sa conviction est faite sitôt le premier mot prononcé . . .  ma première pensée est " a quoi bon"
Je ne suis pas ou plus dans l'envie, le besoin de convaincre que je ne suis pas ce qu'on croit. Je ne suis pas une marchandise que l'on étale au mieux, pour bien la vendre.

Enfant . . .  mes parents avaient la certitude, que sitôt j'ouvrais la bouche je délivrais un flot de mensonges. Je ne sais pas, aujourd'hui, et je n'ai jamais su l'origine de cette conviction, mais je me souviens que j'en étais profondément blessée. Et ce d'autant, que je ne savais pas mentir, même si le fait d'être intègre, n'amenait des sanctions que les menteurs s’évitaient.

Je manquais tellement de confiance en moi, qu'il me semblait toujours que me justifier me rendrait coupable.
Je me suis même laisser "tabasser" par ma mère et ma grand-mère, pour une histoire rocambolesque, qu'un idiot de village n'aurait pas pu avaler.
Comble de "chance", J'ai du m'excuser auprès d'une personne qui avait jubiler de me coller une raclée, pour un évènement monter de toute pièce. Je me suis jurée ce jour-là, tout en me protégeant la tête des coups qui pleuvaient, que plus jamais personne ne lèverait la main sur moi, mais je me suis tu.

De ce jour-là, j'ai vomi le mensonge et les menteurs. Et j'ai jeté le peu de certitudes restantes, de l'utilité à se défendre lorsqu'on est accusé  à tord, de tenter de contrer des idées préconçues en me justifiant.

Je pourrais écrire tout un livre d'anecdotes, d'exemples, ou certains ont cette faculté à faire dire, ou faire faire . . . aux autres, ce  qu'ils, s'ils réfléchissaient un peu, ne sont que des suppositions.

Des personnes prennent plaisir à créer la pagaille dans la vie des autres, d'autres le font sans savoir, plutôt inconscient du mal qu'ils pourraient faire . . .

Aujourd'hui, j'ai acquis la conviction que chacun est libre de penser ce qu'il veut de moi, libre de faire des déductions, libre d'imaginer, ou libre d'affirmer, libre de me prêter des intentions que je n'ai pas, créer en médisances ou en pensées quelqu'un que je ne suis pas . . . j'ai ma liberté d'être, et ça . . .  personne ne pourra me l'enlever.
Il m'indiffère totalement de devenir un personnage qui permet de donner bonne conscience aux mauvais comportements, qui justifie leurs inepties. Mon miroir est propre
Comme dirait Élise, " c'est ton sac à dos et tu te le portes"

Pour exemple: une naïve(Yvette R) qui bosse au même endroit que moi, a trouvé moyen de m'envoyer ma supérieure hiérarchique, m'accusant de harcèlement. Après avoir réglé mon problème avec cette dernière, j'ai cessé toute relation cordiale avec la "creuse", lui préférant un mode "connassitude" affiché Il ne lui a pas fallut plus d'une semaine pour revenir m'expliquer le pourquoi de son attitude. On lui avait dit que je disais ( le couple Sandrine.F et son abruti de gars). . . elle était persuadée que . . .  Je n'ai eu qu'une réponse : on t'a dit que j'avais dit . . .  et tu as cru bon de le croire ? ? ?  . . . alors continue, si ça te donne bonne conscience, pense et crois ce que bon te semble, ça ne changera rien à ma vie., et ça remplit la tienne.
Que penseront, obligatoirement, ces personnes ? Elle ne dément pas . . . donc elle l'a  vraiment dit. C'est de la sorte que pensent les petits esprits. Et au fond de moi, je ris.

 Je suis ainsi. Je préfère, parfois, laisser dire et même parfois, me taire . . . parce qu'il n'y a pas plus sourd que quelqu'un qui ne veut pas entendre, ou plus buter que quelqu'un qui ne veut pas comprendre.

 Mon silence et mon inertie ne sont ni des fautes avouées, ni de la lâcheté . . .

S'agissant de personnes pour qui je n'éprouve rien, c'est du mépris et de l'indifférence" je ne vais pas perdre mon temps" et s'agissant de personnes pour qui j'ai de l'affection ou de l'amour, c'est  de l'incrédulité puis de la déception :" j'ai cru qu'il me connaissait mieux que ça." "j'ai cru que je méritais mieux que ça".

 C'est tellement nul, que ça n'en vaut pas la peine. Lorsqu'il n'y a rien à sauver, je ne dis rien et m'en retourne.

Sam

lundi 1 août 2016

Existentiel Ephémère 4

Lui  : J'ai lu ton dernier post . . .

Moi : Et . . . ??

Lui  : Tes deux dernières grandes claques . . .

Moi : Euh, le coup de l'aspirateur . . . pas vraiment.

Lui  : Ah bon? Pourtant, il me semble qu'à l'époque, tu étais salement déçue
    de  sa "vision" de l'amitié . . .
 
Moi : Déçue, oui, mais grande claque . . . ?!?! Pas vraiment . . . certaines
     personnes, lorsqu'elles s'éliminent d'elles-même c'est Youpi !!!!
 
Lui  : C'est vrai qu'elle a été profiteuse et manipulatrice, après tout ce que
    tu as fait pour elle.

Moi : Je n'en pouvais plus, mais j'étais encore dans la difficulté de dire
     non . . . je commençais à prendre de la distance, mais incapable  de
     l'envoyer balader . . .
  
Lui  : Elle est fausse . . .  elle se disait ta" sœur ". . .

Moi : Le nombre de personnes qui jouent le "bon sentiment" pour obtenir
     ce qu'ils veulent, ça fait partie de la manipulation.

Lui  : oui, et une fois qu'ils ont fini de se servir . . .

Moi : Ce serait aujourd'hui, je l'aurais dégagé . . .

Lui  : J'en suis convaincu . . . ton changement est impressionnant . . .

Moi : Merci, j'en ai bien conscience, j'ai repris confiance en moi et je suis
      beaucoup moins en colère depuis peu
   

Lui  : J'ai bien vu . . . et pour ta deuxième claque . . . ?

Moi : là, c'est  une grande déception et une grande claque, j'ai bêtement
     cru qu'il existait un amour profond, sincère et partagé . . .
    

Lui  :  pas bêtement . . .  tu étais amoureuse . . .

Moi : justement . . .  bêtement amoureuse . . . je plaçais l'amour en n°1,
     pas lui. J'ai été très en colère, mais contre moi-même,  d'avoir eu de
     nouveau envie de partager, envie de faire, de projeter, de donner et 
    de m'être même laisser aller à  accepter de recevoir avec plaisir.
     Je pense qu'il n'a jamais su vraiment, ce qu'il voulait.
   
 Lui  : Tu as perdu confiance . . . ??

Moi : Pas en moi . . .  je ne me suis pas laissée abattre par les propos
     qu'il a tenu. Il n'est plus question que je culpabilise de ce  que l'on peut
     penser et affirmer sur moi, Il était libre de penser  ce qu'il voulait de
     moi et d'en faire le motif de rupture,  mais penser n'est pas être.
  
Lui  : Tu n'as pas cherché à te justifier, ou a recoller les morceaux ???

Moi :  . . . recoller les morceaux?? s'il a rompu, c'est qu'il avait ses raisons
     et qu'il était convaincu que c'était mieux ainsi. c'est moi "la lourdée"
     ne l'oublie pas . . . !!!

Lui  : Tu as dit . . . partagé, tu estimes que ça ne l'était pas ?

Moi : Tout a fait, et pour preuve . . . Il a eu dit :" Je n'arrive pas à t'envoyer
     chier parce que je t'aime."  Il a réussi à le faire deux jours après,
     donc . . . ça résume tout.  Tu as la réponse.

Lui  : Et la confiance?

Moi : Très écorchée, il me faudra tout reconstruire. Mais à cœur vaillant
     rien d'impossible. Nous nous battons avec mon Mogwaï. pour
     que nous  soyons bien dans nos vies et ça marche. Il n'a fallut que
     quelques mois d'ajustage, C'est une goutte d'eau dans l'océan.
     Elle a devant elle de belles années de vie sereine et heureuse,
     et moi aussi.
   
         
Lui  :  Et bien, si ça n'est pas du positif ça?!?!

Moi :  Le positif amène le positif, je n'ai ni l'âge, ni le temps des prises
     de tête, et encore moins pour les relations compliquées, comme
     celle que je viens de vivre. J'ai besoin que tout soit simple et naturel.

           
           
        

samedi 30 juillet 2016

Aimer sans condition

- Je voudrais que l'on discute de ce qu'il s'est passé . . . je t'amène la preuve irréfutable que tu as bien téléphoné,  j'aimerai que tu m'expliques . . .
- Je n'ai rien à dire, tu fais erreur.
- Si notre relation compte vraiment pour toi . . .
- J'ai autre chose à faire, je n'ai pas le temps, je passe l'aspirateur.

C'est le dernier échange qui a clôturé plus de 4 ans de relation.
Peu importe les motifs de la "cassure", peu importe qui a tort . . .  le seul et unique constat que je puisse faire, c'est que pour elle, notre relation n'était pas plus importante que passer l'aspirateur.

Ça a le mérite de remettre les choses à leur place véritable. La "claque" réveille.
Avant cela, j'étais dans l'investissement jusqu'à l'oubli de soi, jusqu'au sacrifice. J'ai toujours pensé qu'il était essentiel de préserver une relation à laquelle on tient, et pour se faire, parfois il faut être capable de reléguer certaines choses au second plan, momentanément, si  la relation le nécessite.

Depuis cette leçon magistrale, j'ai compris que nous n'avions pas, tous, la même vision du mode " relation", et qu'en face de moi, j'avais des personnes dans le profit. J'ai commencé à modifier mon mode de fonctionnement  . . . jusqu'à cesser toute relation à sens unique.
C'est ainsi que j'ai  pris la décision de divorcer, le fameux déclic . . . en comprenant aussi (en plus du reste) que ma fille et moi, ne serions jamais mis à la première place de ses priorités, que tout serait prétexte à nous faire passer à l'arrière plan, comme nous l'étions déjà.
Je n'étais pas la priorité . . .  ce que j'amenais, l'était.
J'ai construit mon nouvel univers sur ces nouvelles bases, beaucoup moins frustrantes, et décevantes.

Récemment, j'ai reçu le même genre d'alerte. Pour des raisons de complexité, je ne m'étalerais pas sur les motifs qui ont amené un tel message . . .  mais il disait la chose suivante : A choisir l'amour à la tranquillité, j'ai choisi. Sous entendu, bien évidemment la tranquillité. J'ai compris, là, au mois d'Avril, que notre histoire touchait à sa fin. ( elle s'est terminée peu après, sur sa seule décision, avec  des motifs supplémentaires)
L'homme que je pensais aimer, m'annonce qu'il préfère sa tranquillité à  l'amour . . .  et je comprends alors une fois de plus, que les sentiments n'ont pas d' importance, et ne feront aucun poids dans la balance.
Je comprends que nous n'avons pas la même façon d'aimer, pas les mêmes priorités. Si, pour moi, l'amour éprouvé est  prioritaire et  me permet de sacrifier certains points, il n'en est pas de même en face. A tout moment, pour n'importe quoi, entre autre sa tranquillité, je deviendrais alors quantité négligeable. Ça a jeter un seau de glaçons sur mes braises sentimentales, ça aide bien à détruire les sentiments amoureux.

Ma conclusion d'alors :   degré de besoin de tranquillité plus élevé que degré de besoin d'amour.  Et je n'ai plus envie de vivre ça.
(Dans un souci de perfection, il a confirmé le peu d'importance que je représentais pour lui, en me préférant un match de foot)

j'ai aimé sans condition . . . aimé l'autre tel quel,  avec ses qualités et ses défauts, sachant qu'il faut des concessions de part et d'autres pour vieillir ensembles.
j'ai donné par amour.

Je n'étoufferais pas ce que je suis pour un homme et  pour être aimer de lui.
Celui qui aura tout compris est celui qui me dira un jour :  je t'aime parce que c'est toi  . . .  et je veux être avec toi parce que tu es devenue mon indispensable.
Je lui ferais découvrir  alors, ce que " je t'aime"  peut vouloir dire au quotidien.

Sam