vendredi 20 février 2026

A force d'attendre . . .




 Le temps use et altère.

Et si l'on y réfléchit, à part pour certains vins qui gagnent en qualité  grâce aux années qui s'écoulent, les désirs, eux, s'amenuisent puis s'endorment.

Les projets d'avenir s'assechent et disparaissent.

L'interminable  délai a fait son oeuvre,  contre toute attente et sans douleur morale, détricotant progressivement tout espoir de réalisation.

Et si "miraculeusement",  un souhait finit par se réaliser . . . L'antériorité est telle qu'il a perdu tout effet de liesse et  laisse  planer un goût d'indifférence ! ! 

 On élabore d'autres projets,  dans d'autres lieux, avec d'autres personnes et on continue à avancer, quoi qu'il arrive, parce qu'on a qu'une vie et qu'elle est courte.

Et pour le voyage qu'il me reste à faire . . . Je n'ai plus le temps d'en perdre.

Sam





jeudi 19 février 2026

Wais IV

https://youtu.be/AM4c9ckSy9M?si=6IiaR_4y--0-i5b4

Et alors . . . Concernant la  possible contagion . . . Je crois qu'au boulot, il y a eu une grosse . . . Une énorme contamination ! ! ! 

🤭🤭🤭

Exemple : 

- ma hiérarchie fonctionnelle me demande de faire remplir des fiches de dotation des EPI

- 1 collègue du Service restauration indique ce qu'il-elle a reçu 

- selon sa propre évaluation ( compréhension) l'état des EPI reçus est soit bon, soit HS ( c'est bien connu, on commande des produits de 2eme main ou même on va les chercher à la benne)

Soit nous avons 1 golio et des moutons, soit uniquement une brochette de déficients . . . 

Ça me fatigue ! 

Sam 

mardi 17 février 2026

Pensée du jour

 Soldes sur les miroirs en bois !  !

J'en connais qui ont fait le stock 🥴👎

Sam

dimanche 15 février 2026

J'avoue



 Ces derniers temps, j'avoue être saturée par tous ces gens qui s'autorisent des jugements de valeurs, sur moi, ma situation personnelle  et professionnelle, mes enfants, leur situation, l'éducation que je leur ai donné . . . Etc.( Malheureusement pas qu'à mon sujet)

Je me suis sentie déçue par ces personnes, non pas que j'ai pu attaché une quelconque importance aux propos, mais davantage dans le fait que ces personnes que je pensais dotées d'un minimum d'intelligence, se montrent finalement plutôt lambda, quelconque, voire limitées.

Mais n'est ce pas justement, le propre de ces gens-là ? S'ils avaient un minimum d'intelligence et d'humilité, ils ne se permettraient pas ces jugements.

Ils croient tout savoir, se gargarisent . . . Convaincus, qu'eux, ils savent . . . Alors que, si je  sais où si je  cherche un peu, moi, je sais qu'ils racontent de la merde, et qu'il est fort possible qu'ils tombent un jour de haut. Est ce a dire que ce jour là, je vais me taper une barre de rire ? ?  Non, Plus de la pitié silencieuse  que de la moquerie ouverte.

C'est comme Philippe, qui se plaisait à dire qu'il pourrait prendre la retraite à 57 ans . . . Et qui, aussi, traitait les autres de fainéant . . .  lui . . .  Qui n'a pas été une foudre de guerre, niveau travail . . . Lui . . . Qui faisait des siestes même lorsqu'il ne travaillait pas et qui finalement, a fait selon la loi, pris sa retraite a 62 ans ( pour mourrir a 63) et avait tellement "bossé" selon lui, que sa pension complémentaire incluse, plafonnait a 807 € . . . 

Lui, aussi, jugeait sans savoir.

Et lui aussi, se jugeait  suffisamment supérieur aux autres pour s'autoriser ces médisances.

Sam


Plus les personnes sont dans un sentiment d'infériorité, plus ils s'octroient le droit de porter des jugements de valeur.

 "Plus tu es médiocre, plus tu imagines que critiquer les autres va t'élever" 




mercredi 11 février 2026

Analyser et comprendre

 Je me suis souvenue d'un échange sur des questions "existentielles" avec mon Lou.

Je m'inquiétais alors de ce que je devenais . . . Cet impression de ne plus rien éprouver ou ressentir . . . D'être vide de tout sentiment ! ! !

Il m'avait alors dit : " C'est par protection . . . Pas de sentiment, pas de souffrance. Tu as tellement été maltraitée qu'inconsciemment tu ne prends aucun risque, et une fois suffit, pour que tu freines et enclenches la marche arrière. Donc tu as des sentiments mais tu les refoules"

J'ai réfléchi à tout ça. 

J'ai repensé au décès de Philippe. Par pitié , je l'ai accompagné jusqu'au bout. Et lorsqu'on m'a téléphoné dans la nuit pour m'annoncer son décès, je n'ai rien ressenti. Tout au plus, une inquiétude pour son fils.

Pour mon père, pareil. Mon petit frère m'annonce la nouvelle par téléphone . . . Je lui réponds : ok. Ai-je éprouvé de la tristesse ? Non. Juste  un peu de  compassion pour ceux qui allaient être touchés. 

Selon moi, je n'ai rien refoulé dans ce contexte, il n'y avait juste plus aucun sentiment. Comme un feu de cheminée . . . Si on ne l'alimente pas , il finit par s'éteindre . . . Si on entretient pas une relation, elle meurt, et les sentiments s'évaporent.

Et c'est exactement, ce que j'expliquais à propos des 4 enfants de ma fille . . . Ils ne peuvent pas me manquer, je ne les connais pas, je n'ai tissé aucun lien, je n'ai donc aucun sentiment, le lien de sang ne fait pas tout. Auquel cas, on aurait des sentiments pour des inconnus croisés dans la rue.

Le point, à propos duquel mon Lou a raison, c'est au niveau marche arrière. 

Avant, je m'entêtais à tout faire pour entretenir ou sauver une relation amicale, famíliale, amoureuse. Mais, j'ai fini par comprendre que lorsque les efforts et  les compromis sont à sens unique, tu es  le seul aussi a vouloir  cette relation. Tu obliges l'autre.

Ayant compris cela, aujourd'hui, je ne m'embarrasse plus, 

- c'est . . . Tant mieux ! ! !  ça n'est plus . . . Tant pis ! ! ! 

- tu veux . . . Tant mieux ! ! ! Tu ne veux pas . . .  tant pis, 

Je continue ma route . . .  je ne vais pas m'arrêter et attendre, je ne vais pas demander a nouveau, je ne vais pas supplier, je ne vais pas prioriser  le désir de l'autre, je l'ai assez fait, NON,  je trace, sans animosité, sans rancœur, juste fataliste. 

" Il y a quelques chose qui ne te va pas,  tu ne le dis pas  mais je constate . . .  Tu fais selon tes envies en niant les miennes . . . Pas grave, je n'insiste pas, ne redemande pas, je ferai sans toi à l'avenir "

Sam





dimanche 8 février 2026

Il est temps de reprendre . . .

 Tellement longtemps que je n'ai pas pris le temps d'écrire, et pourtant, il y a tant à dire.

Les plus gros points:

Mon ex est décédé de son cancer . . . mais sa famille est une grosse m . . . 

mon père est aussi décédé . . . mais je ne l'ai pas revu.

Je suis toujours en couple, mais . . .  qu'est ce qu'un couple. 

A coté de ça, plein de positif a raconter ! ! !  

lundi 14 avril 2025

Une année est passée

 Une année est passée sans que je ne vienne publier un seul article. J'ai plusieurs brouillons, en attente, c'est sur ! ! !  mais voilà, trop de choses à dire . . .  beaucoup trop d'ailleurs.

Philippe s'est éteint le 9 mai.  Un coup de fil m'a appris qu'il était hospitalisé  depuis la veille (Dimanche) et qu'il ne voulait voir personne. J'y suis allée, en sortant du boulot, et  après la demande faite par l'infirmière, il a accepté ma visite. Il a trouvé moyen, malgré son état, de chahuter tout en me tenant la main, tout en me disant qu'il m'aimait.

J'ai su par l'infirmière qu'il vivait ses derniers instants, et qu'ils l'assistaient avec de  la morphine.

Je l'ai accompagné  jusqu'au bout, même si le lundi après mon départ ( dixit l'infirmière) il a cessé toute communication.  Mardi, mercredi . . . C'était d'une tristesse de le voir, là . . .  seul . . . sans sa famille . . .  A bout de souffle, au  bout du chemin, terriblement amaigri, les yeux larmoyants . . . 

Il m'a demandé de ne pas informer ses frères et sa soeur, et il ne voulait voir personne ( c'était même indiqué sur la porte de sa chambre) 

Une page qui s'est tournée.

Sam

lundi 7 avril 2025

 Lettre à celle qui se sentait de trop, ou pas assez


À toi,

la jeune femme qui a souvent cru qu’elle ne rentrait pas dans les cases,

qu’il manquait toujours un morceau pour être complète,

ou qu’il y en avait trop pour être aimée.


À toi qui t’es regardée dans le miroir en te demandant

si un jour tu serais "comme il faut".

Moins bruyante,

plus fine,

moins émotive,

plus calme,

plus jolie,

moins toi.


Je sais combien tu as essayé.

De t’ajuster.

De t’adapter.

De te contenir.

Tu t’es pliée aux attentes, aux jugements,

aux regards qui ne te voyaient jamais vraiment.

Tu t’es demandée si tu avais le droit d’exister comme tu es.


Et chaque fois qu’on ne te choisissait pas,

chaque fois qu’on s’éloignait,

tu en faisais une preuve contre toi.

Tu te disais que c’était ta faute.

Que tu étais trop.

Ou pas assez.

Jamais juste.

Jamais exactement ce qu’il fallait.


Mais laisse-moi te dire une chose :

tu n’as jamais été "trop".

Tu as juste été entière,

dans un monde qui ne sait pas toujours quoi faire des femmes entières.


Tu n’as jamais été "pas assez".

Tu as été vraie.

Et parfois, ça dérange ceux qui vivent à moitié.


Ce n’est pas toi qu’il fallait changer.

C’étaient les environnements, les liens, les regards.

Ce n’est pas ton intensité qui faisait peur.

C’était leur incapacité à la rencontrer.


Aujourd’hui je te regarde et je te prends dans mes bras.

Je te dis : pardon de ne pas t’avoir défendue plus tôt.

Pardon de t’avoir cru cassée.

Pardon d’avoir cherché ailleurs ce qui était déjà en toi.


Tu n’es ni trop, ni pas assez.

Tu es exactement ce que tu devais être.

Et chaque jour, je m’efforce de te réhabiliter.

De te laisser exister,

dans toute ta beauté.

Dans toute ta vérité.


Cindy Pinchart - Essence Féminine

« Lettre à celle qui se sentait de trop, ou pas assez »