lundi 19 juillet 2021
Je me manque
dimanche 18 juillet 2021
On pense des choses . . .
On pense des choses qu'on ne dit pas, on peut ne pas dire: " ta tarte est dèg', tu es mal coiffée, cet ensemble ne te va pas, ton mec et toi vous n'allez pas bien ensembles, ton enfant est capricieux. . . . etc",
on nomme cela du tact, de la diplomatie, du savoir vivre.
A quoi bon blesser, dans tous les cas, c'est un avis personnel, qui n'engage que sa propre vision de ce qui est correct, ou fonction de critères subjectifs.
Dans
d'autres cas, et c'est plus navrant, on peut ne pas dire: je t'aime, tu
manques à ma vie, tu es belle (beau), etc, surement par pudeur, par
gène, et je trouve cela bien dommage, cela fait du bien de recevoir le
message de marque affectueuse, d'amour , ou même des compliments . . .
On ne prend pas assez le temps de dire les choses bien, et il peut être rapidement trop tard . . .
Quant à dire des choses que l'on ne pense pas . . . souvent dictées par la colère, l'envie ou le besoin de faire mal, de blesser . . . Lorsqu'on manque de self control, de maitrise de soi, il peut être bon de réparer le mal que l'on fait en expliquant que seule la colère a dicté le propos blessant, il est intelligent de passer du baume sur la plaie que l'on vient de créer.
Alors osons dire l'importance ou l'affection, ou l'amour que nous portons aux personnes, parce que comme un feu de cheminée a besoin de bois pour bruler, une relation a besoin d'entretien pour durer, et gardons nous de blesser, cela ne nous fait pas grandir ! !
Sam
Extrait : " par un curieux hasard"
— Maître, j’ai toujours été le « mouton noir » de la famille.
samedi 17 juillet 2021
En route pour les 3 D: Dénigrer, diffamer, dire du mal
Calomnier, diffamer, médire , dénigrer, dire du mal et j'en passe . . . bien des mots, ou des expressions pour qualifier le passe temps favori de certaines personnes jalouses et mal dans leur peau.
C'est la jalousie, ou l'envie qui pousse à ce comportement. Ces personnes sont souvent malheureuses, plus certainement stupides et pour se sentir mieux, pour se donner de la valeur, elles critiquent.
La réussite des autres, quelle qu'elle soit provoque chez eux-elles un sentiment d'insatisfaction, de frustration, une perte de confiance en soi, une dévalorisation. Elles envient la place du calomnié, estimant qu'elles sont lésées, professionnellement, sentimentalement, socialement . . . Lorsqu'on ne s'estime pas, on s'évalue par rapport aux autres. Dire du mal, c'est aussi rendre complice son interlocuteur, c'est attiser sa curiosité, son intérêt, monopoliser l'espace de parole, et une manière d'amener une comparaison à son propre avantage. Il s'agit vraiment de détruire symboliquement l'autre.
En dénigrant l'autre, ces personnes pensent qu'elles s'élèveront, c'est un échec de l'affirmation de soi.
Comme je l'ai toujours prôné, on ne grandit pas en écrasant les autres.
Mon lieu de travail est le siège d'un nombre conséquent de personnes pratiquant ce passe-temps. J'avoue ne pas comprendre, parfois, le but de l'opération.
Lorsque je reprends mon travail après mon congé parental et qu’Yvette se jette sur moi, pour me dire de me méfier de Corinne, parce que je travaille avec elle . . . Quel intérêt ? ? Au delà de la médisance, la prétentieuse ne m'estime pas capable de " juger" par moi-même, elle me prend pour une débile ? Incapable de penser par soi-même ?
(NB: j'ai appris depuis qu'Yvette a toujours été ainsi, fouteuse de merde et médisante, Mme qui faisait croire qu'elle était secrétaire de direction )
Lorsque je travaille avec Coco, et que l'on nous qualifie de "lesbiennes" . . . Ou est l’intérêt ? ? ?
Lorsque un collègue cuisinier se confie a moi, sur sa vie personnelle, et qu'aussitôt, Sandrine F, et son débile de compagnon, Malric font circuler la rumeur que je couche avec ? ? ? (Elle est la seule à savoir que c'est fini avec mon gars, et comme la mayonnaise ne prend pas en Juin, elle repasse une couche en septembre . . . )
Lorsque mon amie se fait opérée de la vésicule biliaire, et que les 2 mêmes cons, précisent qu'ils s'agit des hémorroïdes ? ?
Lorsque je me retrouve à déclarer un accident de travail, pour avoir empêcher la chute d'une porte de douche non réparée, et que j'apprends que j'ai été au bureau pour démissionner parce que mon copain de la Rochelle, est riche et que je n'ai plus besoin de travailler (merci Yvette) ? ? ?
Lorsque j'apprends (encore Yvette) que je veux lui piquer son poste à la borne, alors qu'en fait, j'y atterris parce que mon chef estime que ma rapidité de compréhension n'imposera pas des heures de formation à l'ordinateur ? ? ? Et qui a monté le bourrichon à Miss creuse ? les deux mêmes qui marchent sur leurs langues tant elles sont longues ( Fournials et Malric). ce poste à la borne me répugne, tout comme celui d'agent d'accueil ( être un concierge, avec tout ce que cela comporte de péjoratif . . . très peu pour moi)
Je crois qu'en la matière, je leur décerne la palme d'or, à tous les 3, Bienvenu en "Débilie"
Comment ne pas avoir la certitude que ces personnes sont mal dans leur peau, dans leur vie. Dire du mal, monter les gens les uns contre les autres, ça occupe ! ! !
Excédée, je suis devenue chasseuse, spécialisée dans le piégeage de mes collègues. Une personne, une confidence ( qui n'en ai pas une, évidemment, sinon, le jeu n'est pas drôle) tu balances et tu attends, le temps qu'il faut . . . j'en connais, une en particulier, Sandrine F, qui s'était montrée inquiète de mon petit jeu sadique, et m'avait demandé, si je le lui avais fait à elle . . . pas tranquille la pointeuse ! ! Et pour cause.
Malgré le départ de certains-es, le viviers est toujours là, la creusitude a de l'avenir.
Puis prise d'une frénésie verbale, je me suis autorisée à alimenter leur fantasme de prude effarouchée, en leur donnant matière à baver (collargol si tu m'entends ) . . . à la question :" tu es toujours avec Pascal ? oui bien sur ( mon ex copain) à la question ? tu es toujours avec Tony? oui bien sur . . . tu pars en Charentes-maritimes cet été ? bah oui . . . Tu pars au Portugal, rejoindre Tony ? oui bien sur, Juillet: Pascal, Aout Tony, pourquoi s'emmerder avec un seul quand on peut en avoir 2". ( et en vérité, ni l'un, ni l'autre)
Plus c'est gros, plus ils-elles avalent . . . Rocco, si tu m'entends . . . tu as encore de beaux jours devant toi
Je suis certaine que ça a du en occuper certains-es, pendant des heures, des jours et des semaines . . . mon altruisme me perdra 😂😂😂.
Mais je comprends leur jalousie . . . j'ai une vie sociale riche, je tisse des liens facilement parce que je suis ouverte j'ai des activités extra professionnelles, qui m'ont permis de tisser des liens avec beaucoup de personnes d'horizons professionnels différents, et avec lesquels je n'ai pas besoin de mentir, MOI, ils connaissent ma valeur. J'ai plusieurs cordes à mon arc en matière artistique, et en matière professionnelle . . . je m’intéresse à tout, et ne cesse d'avoir soif d'apprendre : Because HPI.
Allez, bouches de vieilles, l'été va être long, et vous risquez de vous ennuyer, mais septembre sera vite la, avec son lot de nouveaux collègues qu'il faudra"informer".
Sam
Et puis, il y a eu P . . .
Et puis, il y a eu Pascal, le premier amour . . . Enfin, le premier frisson.
J'avais 14 ans, j'étais
amoureuse. Je lui ai tout donné, offert ma pureté et il m'a balancé, au bout de 8 mois parce que son frère jaloux lui avait raconté
m'avoir vu embrassé un autre garçon lors de festivités carnavalesques. Je ne me suis pas défendue, (pourquoi faire puisqu'il était convaincu de détenir la vérité) et je ne l'ai pas retenu mais j'ai cru mourir de chagrin, j'avais 14 ans.
A cet âge, on est entier mais tout fini par passer. Chacun de nous a fait sa vie. En 2010, il me recontacte via les réseaux, 32 ans ont passé. Il n'est pas bien dans sa vie maritale, mais n'en laisse rien paraitre dans ses messages. 3 ans plus tard, il perd sa femme et m'envoie un SMS sitôt son décès.
Bouleversée par l’événement douloureux qu'il vivait, (je suis empathique) j'ai essayé de lui apporter, à distance, mon soutien.
Je me souviens lui avoir demander de me dire sincèrement si mes messages l'importunaient. Je ne voulais pas aggravé son chagrin. Au contraire, il s'est empressé de demander de ne pas cesser cet échange, qu'il lui faisait du bien.
Le lien s'est alors reconstruit petit à petit, entre humour et confidences, et la naissance de nouveaux sentiments.
Lorsque nous nous sommes revus, il était veuf depuis 3 mois et inévitablement notre relation a repris ce week-end là de mars 2014 et a duré 2 ans et demi.
Il va de soi qu'au début notre histoire était secrète, il n'était pas moralement acceptable de démarrer une nouvelle relation et de s'envoyer en l'air après 3 mois de veuvage. Pour lui, j'ai respecté... étant capable d'accepter les principes moraux de chacun, car pour moi l'opinion ou le jugement d'autrui ne compte pas et ce depuis longtemps. Moi, ça n'allait plus dans mon couple, et je n'ai rien cacher de ma relation ni de mes intentions à Philippe.
S'est installé, alors une relation à distance, chacun chez soi, a 400 km l'un de l’autre. Rapidement, il a commencé à projeter notre futur à chaque fois que l'on se retrouvait. C'était trop tôt à mon gout, besoin d'être sure de moi, de lui, besoin de cohérence, de certitudes, de preuves. Il était agréable de rêver, mais rêver n'est pas s'engager . . . ça ne mange pas de pain.
Puis, il a fallut que je passe l'examen d'entrée, 1 à 2 mois après le début de notre relation,
Présentée à ses amis, il a sollicité leur avis sur moi, et s'ils n'avaient pas donner leur aval, m'aurait il dégagé ? Que puis-je dire sur ce que j'ai ressenti en apprenant ça . . . Drôle de façon d'aimer ! ! ! est ce qu'il désire que nous vivions tous ensembles ? Est ce que lorsqu'il aura envie de faire l'amour, il ira aussi leur demander la permission, ou leur avis ? ? ? étrange . . . ! ! premières inquiétudes
Au début, c’était mode "lune de miel". Il était tendre, attentionné, amoureux, mais quelques détails parfois me faisaient penser que certaines choses allaient me déplaire. Je ne m'y attardais pas trop, convaincue que j'étais, sans doute devenue trop exigeante et sachant que je suis perpétuellement dans le questionnement (désolée d'être née ainsi : neuro-atypique)
J'ai été rapidement confrontée aux inconvénients de la relation cachée. Je ne pouvais me rendre chez lui que lorsqu'il était certain que la famille de feue son épouse ne soit plus présente. Lorsque sa belle-mère téléphonait, je devais faire silence, ou bien sortir de la maison pour ne pas éveiller les soupçons. Lorsque ses beaux-parents étaient chez lui, c'était zéro visio, zéro SMS, le silence radio. J'en arrivais à me demander ironiquement si sa belle mère l'accompagnait aux toilettes le matin, ou a la douche, si elle restait accroché dans son dos a regardé par dessus son épaule, si elle dormait avec lui ? bref pourquoi il ne trouvait pas 30 secondes pour envoyer un petit message, hormis le soir, parfois, dans son lit.
J'en étais parfois tellement irritée, que je me disais "lorsqu' il aura envie d' une gâterie , il n'aura qu'à demander à sa belle mère". J'ai toujours trouvé un moyen, moi, en étant chez lui, ou chez moi pendant une visio, de communiquer avec mon meilleur ami. Obligée de me cacher pour ne pas avoir a subir une crise de possessivité excessive et abusive sans fondement et sa jalousie dévorante, mais il n'a jamais été question de ne pas communiquer avec mes amis.
Selon lui, j'avais une vie de merde, ici, une famille de merde, un passé de merde, des amis de merde et qu'il était la seule porte vers mon futur bonheur.
Il était jaloux, possessif, il a fallut que je dégage des contacts FB, et que je fasse attention a ce que j'y publiais, se sentant systématiquement visé par mes publications.
Lorsque nous sortions et qu'un gars posait son regard sur moi, il montrait que j'étais SA propriété.
Il tenait aussi, à ce que je sois intellectuellement la femme potiche et cruche qui lui permettrait d'affirmer sa supériorité ( "Tu me fais peur" m'a-t-il dit, lorsqu'il a su que j'avais un QI au dessus de la norme)
Il aurait voulu que je sois avec lui, à chaque anniversaire, mais sa famille était là. Notre relation inavouée le positionnait dans un choix cornélien.: " J'ai envie qu'elle soit là, mais pour ça, je dois leur dire, et si je leur dis, ils vont mal me juger, car mon devoir vis a vis d'eux, est de respecter mon veuvage plusieurs années. Du coup, je sacrifie mon envie qu'elle soit là"
Puis sont arrivées, les crises de colère, durant lesquelles il se servait de ce qu'il savait sur moi, pour être blessant, insultant, humiliant, jusqu'à me faire pleurer, pour ensuite venir me consoler, et promettre le paradis auprès de lui . . . Sans le savoir il œuvrait déjà à éteindre mes sentiments." je t'enflamme puis je te glace, puis je t'enflamme à nouveau . . . et je te glace . . . il arrive un moment ou le feu ne se rallume plus.( un comportement psychologique toxique)
Il a fait des projets avec moi, puis m'en a exclu, puis de nouveau inclus, en mode yoyo, changeant de projets sans cesse. Insécurisant pour moi, qui, au vu de mon passé sentimental, avais besoin d'assurance, pour construire une relation solide. Ce manque d'assurance et de profondeur de ses désirs me concernant, a largement contribué à la diminution de mes sentiments. J'ai fini par écouter . . . simplement . . . sagement . . . sans me projeter avec lui dans un avenir quelconque. Comment continuer a s'investir dans une relation dans laquelle on ne se sent pas désirer ? Un jour de colère, il m'avait d'ailleurs dit : "tu finiras ta vie, seule" ( vivre avec quelqu'un par peur de finir seul, c'est pour moi, la pire des raisons, et ça ne peut pas marcher 😵) Lorsque l'autre te ferme la porte au nez, il n'est pas en droit de te reprocher de ne pas rentrer, et c'est ce qu'il a fait.
Pour me protéger, et ne rien montrer de ma déstabilisation, je m'aventurais sur le même terrain, projetant moi aussi, mais sans lui et loin de lui. Il m'en faisait le reproche, et piquait des colères.
Je ne devais pas oublier l'anniversaire de ses amis, il était important qu'ils conservent une bonne opinion de moi. Je me devais d'être dans les apparences qu'il souhaitait, une bonne maitresse de maison, voire une "épouse modèle". Je me souviens même qu'il m'ait demandé de ne rien dire et ne pas nier si l'on me qualifiait comme étant son épouse. C'était malaisant, voire flippant
Nous n'abordions que des sujets qu'il l’intéressait, lui, et ses amis . . . les ragots et autres commérages, leur boulot, la vie des voisins . . . Lorsque j'arrivais chez lui, ses amis, son patron, ses voisins savaient tout de ma vie (du moins ce qu'il en savait lui ) Le hasard fait bien les choses, et j'ai fini par apprendre qu'il avait été bien plus loin dans l'irrespect, il a même été jusqu'à confié notre intimité à ses amis, (et oui, tout fini toujours par se savoir ) et lorsque j'ai abordé le sujet, il s'est défendu par un odieux mensonge, en expliquant que "c'était pour rire". Pourquoi parler dans mon dos ? ? ? On plaisante au sujet des autres, avec ces autres, pas sur les autres dans leur dos.
Au bout d'un an, je ne participais plus aux conversations, j'écoutais. Je restais silencieuse. Ses amis remarquaient mes silences, mon changement, Pascal leur disait que mon silence était le résultat de mon futur départ et de la tristesse que j'éprouvais de le quitter ( tellement sur de lui) alors qu'il était le fait d'un désintéressement total . . . Puis j'écourtais mes séjours, voire même, je trouvais des excuses pour ne pas me rendre chez lui. J'éloignais les soirées visio les unes des autres, trouvant de fausses raisons, ou profitant des vraies.
Lorsqu'il m'a jeté, il a pris pour excuse le message de mon ami d'enfance sur fb, et l'a transformé en crise de jalousie, une fois de plus, il a imaginé que je le trompais, mais il a aussi mis la rupture sur le dos de mon enfant, prétextant qu'il lui manquait de respect.
Il avait, en fait, des problèmes de boulot, son patron et ami de 30 ans, avait vendu l’entreprise sans même l'en aviser ou lui proposer la reprise . . . 1 mois avant, il m'avait dit qu'il allait parler à ses beaux-parents de notre relation car il ne supportait plus cette situation.( je n'ai pas relevé son propos plein de certitude) Pour moi, c'était trop tard parce que je ne croyais plus un seul mot de ses promesses , puis parce que ça n'avait plus aucune importance, mes sentiments étant morts depuis longtemps.
Il a préféré un match de foot de l'euro, à une discussion sérieuse. Pas grave, chacun place ce qu'il veut dans ses priorités, et j'ai compris que j'étais moins importante qu'un match de foot. Blessant par principe, et blessure d'orgueil mais pas grave en soi, vu que je n'avais plus de sentiments.
Il est revenu vers moi, 1 an 1/2 après, et lors de sa visite et d'une balade parce qu'il voulait discuter, il a mentionné que mon enfant avait du murir, qu'il allait partir faire des études . . . que ça nous laissait le champ libre pour envisager quelque chose entre nous. Je l'ai écouté, tenté par quelques subtilités linguistiques de lui faire comprendre qu'il prenait des raccourcis, et bottait en touche sur sa responsabilité ( il n'y a pas plus sourd que quelqu'un qui ne veut pas entendre). Évidemment peine perdue. Il a cru que nous recommencions a construire une relation. 5 ans qu'il était veuf, pour les bien-pensants, il était en droit de refaire sa vie, et mieux encore, il avait obtenu la bénédiction de ses beaux-parents . . . je l'ai laissé croire . . . A ma grande surprise, et lors d'une ultime crise parce qu'il se pensait en relation avec moi, il m'a menacé : " ou tu dis a tout le monde que nous sommes ensembles, ou c'est fini"
La bonne blague . . . en dictateur relationnel, il m'impose d'annoncer publiquement que nous sommes un couple me menaçant de rupture. Au delà d'une relation fantôme, qui n'existait que dans sa tête (vu 2 fois en 1 an 1/2) c'est son côté : " maintenant, je veux . . . donc tu t'exécutes" qui m'a le plus scotchée. Je n'ai eu aucune difficulté a lui dire que je prenais la 2nde option, vu que selon moi, rien n'avait recommencé. Mais son toupet m'a littéralement sidérée . . . puis fait rire.
"Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait. "Audiard
A-t-il imaginé que je partirais pour une 3e croisade ? ? ? que j'encaisserais que mon enfant devienne le motif de sa rupture précédente ? que je pouvais effacer les mots, les attitudes, l'insécurité ? m'installer sur son siège éjectable et attendre qu'il appuie sur le bouton ? tout quitter pour lui, et me retrouver loin de tout, et à la rue, le jour ou il piquerait une crise et me jetterait de chez lui ?
Je n'oublierais jamais, mon premier mari, qui lorsqu'il a appris ma demande de divorce, m'a dit: "tu prends tes gamins ( les siens aussi ) sous le bras et tu pars, ici, c'est chez moi, c'est moi qui bosse"
Ce sont ces blessures qui permettent de ne pas renouveler les mêmes erreurs. On peut donner une chance à chacun et à soi-même de vivre quelque chose de différent, mais on reste toujours sur le qui vive. On peut fuir par peur, ou se battre.
Je garderais ces cicatrices comme étant la signature du passé. Elles font ce que je suis aujourd'hui, partagée entre l'envie et la peur, le lâcher-prise et la retenue, la conviction et le doute.
UNE CERTITUDE : On ne rallume pas un feu sur des cendres froides ! ! !
Sam
vendredi 16 juillet 2021
Il y a eu P . . .
Il y a eu Philippe . . .
Notre rencontre : 1994, en boite de nuit, il était portier/videur et j'étais une cliente. J'avais 30 ans, étais en instance de divorce. Il venait de perdre son petit garçon de 3 ans et en instance de divorce aussi.
Il était beau gosse, et les filles lui tournaient autour, il me cherchait, moi, mais je ne le voyais pas. Il a fallut 8 mois et un ami commun pour faire le lien.
S'en est suivi, 4 ans de relation . . . 4 ans durant lesquels il a mis en place son emprise. C’était compliqué à l'époque de repérer en lui, le PN qui allait me détruire.
Le piège a commencé très tôt.
En touchant la corde sensible d'une mère, le décès d'un enfant, la souffrance d'un père devant cette perte, c'est pleine de compassion qu'il m'a hameçonné.
Ensuite, est venu le moment de se dépeindre comme l'homme "idéal", celui qui serait l'opposé de l'homme que je quittais. Celui qui comblerait mes attentes, répondrait à mes désirs: Attentionné, dans le partage des taches ménagères, tendre, présent auprès de moi, bricoleur si j'avais besoin, capable d'accepter mes enfants, capable de prendre le relais préparation des repas, et bon amant insatiable . . . capable de conserver une part d'indépendance . . . etc. Le pire, c'est que pour ferrer sa victime (moi) Phil allait jusqu'à jouer le rôle du gars qu'il décrivait, sans même s'être installer chez moi. Globalement, j'avais envie d'y croire, même si parfois, mon gyrophare intérieur se mettait en route et malgré les "conseils" que je recevais me disant de me méfier Je pensais, alors, que ma précédente expérience m'avait laissé sur la défensive, que l'humain ne sait que critiquer, et qu'il était important que je sois positive, en lui donnant sa chance.
Puis il s'est installé, chez moi, quelques mois avant le mariage, et là, les dérapages ont commencé.
D'un amant insatiable, il est devenu, un abstinent récidiviste. je laissais faire, et lorsque je cherchais à savoir la raison de ce changement, j'avais droit à des excuses plus différentes les unes des autres. "Je suis stressé a cause du CFP . . . ma mère est malade du cœur, ça m'inquiète . . . ça ira mieux lorsque tu seras ma femme . . . Évidemment, rien ne s'est arrangé par la suite, dans ce domaine.
Comment raconter 16 ans de vie commune, durant lesquelles j'ai vécu seule, sans pouvoir compter ou me reposer sur lui. J'ai eu tout à gérer, seule, le quotidien à la maison, taches ménagères, courses, préparations des repas, papiers administratifs, ses recherches d'emploi, le bricolage, assurer les finances. Il promettait de faire, mais lorsqu'au bout d'un certain temps, je renouvelais ma demande, il répondait : "J'ai dit que je le ferais, je n'ai pas dit quand". Alors on fait soi-même et on ne demande plus rien.
J'ai du aussi, supporter son alcoolisme, avec tout ce que ça peut comporter de déboires au quotidien. Les bouteilles cachées, les finances dérobées et les découverts récurrents, les licenciements, la mise en danger, les arrestations policières, le passage devant les tribunaux, les tromperies et mensonges, la violence, les promesses incessantes, et non tenues. Son abstinence en matière d'hygiène . . .
Il a liquidé mon bar, il a fait fuir mes amis, il n'a jamais cuisiné, à l'inverse de ce qu'il avait annoncé. Il ne m'a jamais secondé aux taches ménagères, me laissant assumer ce rôle même lorsque j'ai souffert d'une paralysie débutante à cause de 2 hernies discales, et même lorsque lui, restait des mois sans travailler et à ne rien faire à la maison
Il m'a même étranglé, sous l'emprise d'alcool, en sortant du mariage de son collègue, qui m'avait demandé de ne pas le laisser conduire. C'est un automobiliste qui m'a sauvé la mise, voyant la scène et qui s'est arrêté. Comme ça ne suffisait pas, j'ai été débarquée à plus de 11 km de chez moi, talons aiguilles, jupe longue fendue, petit haut, à la tombée de la nuit, et sous la pluie. Comble de la cruauté, au début, il faisait quelques mètres avec sa voiture et redémarrait, sitôt j'arrivais à sa hauteur. Depuis d'ailleurs, j'ai du mal a apprécié ce genre de blague, que certains se plaisent à faire.
Il n'a participé que partiellement aux repas familiaux, juste dans l'opportunité de boire et de manger, pour ensuite y préférer un retour solo à la maison pour siester. Il me reprochait ensuite de ne pas lui faire part de nos discussions. Il a privilégié aussi, la sieste, pendant que je démontais le tableau de bord de sa voiture pour en changer le radiateur ( 16 h de travail pour moi, au delà de mon travail et du reste). Il a priorisé TV, console et sieste, me laissant faire la vaisselle dans la baignoire, cause d'une fuite sous l’évier de la cuisine, refusant que je demande à un membre de ma famille, pour que personne ne sache. J'ai du faire moi même achat des fournitures et réparation.Il pouvait rester des jours entiers, sur sa console de jeux, ou l'ordinateur, et n'apparaitre que pour manger, fumer, boire. Il a dormi dans le fauteuil pendant que j'avais mes contractions, puis s'est hâté de partir après les soins du bébé, pour pouvoir sortir en boite et picoler, de ce temps je faisais une grave chute de tension en salle d'accouchement, vomissant partout et affolant sage femme et infirmière. Lorsque je passais ensuite mes nuits a soulager les pleurs de notre enfant, il continuait a jouer à la guéguerre sur la console, puis fatigué, il se couchait. Il me traitait de feignasse, parce que fonctionnaire, et libre l’après-midi en effectuant 6h/14h30 lorsque lui faisait 8h12h/14h18h . . .
Il disait ne pas parvenir a s'investir dans notre relation, parce que des comptes bancaires séparés . . . j'ai pris en charge la démarche du compte joint (malgré de nombreuses réticences, mais il a su rallié de son côté, un couple d'amis, pour me convaincre)
Il disait ne pas pouvoir s'investir et créer des automatismes, parce que" chez moi", et pas "chez nous" . . . je me suis chargée de faire la démarche de déménager. J'ai rénové l'appart pour le rendre propre, préparé les cartons, démonter les meubles pendant qu'il faisait des siestes
Il n'a pas supporté ma psychothérapie, il voulait connaitre l'intégralité de mes séances, il craignait que je parle de lui, j'ai tenu bon 2 ans 1/2, et laisser tomber à force de pression et de harcèlement. j'ai fini par me mutiler. Il m'accusait de divulguer à qui voulait l'entendre son penchant pour l'alcool, son aspect négligé . . . il n'avait pas besoin de moi pour ça. On le trouvait titubant dans les rayons des hypermarchés, dérangeant la clientèle, on le voyait à l'école en claquette avec des pieds d'une propreté douteuse, en tee-shirt avec les mêmes taches sur les bras des jours durant., le monde est petit et tout fini par se savoir, et se dire. J'avais honte.
Lorsque j'ai demandé le divorce, je ne partageais plus la même chambre depuis 14 ans, ce qui implique aussi une vie sexuelle inexistante. J'avais tenté, de chercher à comprendre, au tout début, mais je n'avais pour seule réponse que : plus tu demandes moins tu auras.
Je n'ai plus jamais rien demandé.
La seule chose qu'il ne m'ait jamais donné : c'est l'envie de le quitter.
Je ne pourrais plus envisager de partager ma vie avec quelqu'un, il m'en a écœuré, il a brisé ce désir et m'a rendu méfiante.
Sam
Goethe disait . . .
Goethe disait: "Vieillir, c'est se retirer progressivement du monde des apparences"
Il m'a fallut du temps pour faire fi des apparences, pour cesser de vivre au travers du regard des autres.
Ce que les autres pouvaient penser de moi, leur jugement, leur regard régissaient ma vie. J'ai souvent, pleuré, une fois seule, de ne pas parvenir à être moi-même, de ne pas être capable de dire le fond de ma pensée, de me conformer à ce que les autres attendaient de moi, avec le sentiment puissant d'être hypocrite, de passer mon temps à mentir.
Comment peut-il en être autrement lorsqu'on dit "OUI" alors que l'on pense et voudrait dire "NON", lorsqu'on s'oublie au nom du bien-être d'autrui, lorsqu'on reste silencieuse pour ne pas blesser.
J'ai vécu des années en "mode serpillère" comme se plaisait à le dire ma sœur. Je me laissais "maltraiter" par des critiques, sur ma façon d'être, de penser, sur mon physique ma façon de m'habiller, de me maquiller, sur ma vie, sur mes idées, sur mes choix, sur mes fréquentations.
J'avais une telle mauvaise estime de moi-même que ma propre souffrance ne méritait pas, à mes yeux, que quiconque s'y attarde, pas plus que moi, d'ailleurs, j'aurais été égoiste de penser à moi.
J'ai vécu dans un autre moi . . . Je regardais parfois dans le miroir, cette personne inconnue qui occupait mon enveloppe, et dont je semblais prisonnière. J'avais honte, de ne pas être capable de m' affirmer ouvertement , de craindre ce qu'on pourrait penser de moi.
Puis j'ai commencé à étouffer. Les années passent, et j'ai pris conscience qu'il y en avait davantage derrière moi, que devant . . . et qu'avais-je fait de tout ce temps ?
Une opération chirurgicale est toujours source d'interrogations, et c'est alors que je me suis dit : et si j'y reste, qu'aura été ma vie ? et regardant dans les rétroviseurs, j'ai compris le gâchis, puis l'urgence . . .
Ma petite voix intérieure m'a crié : Il n'est peut-être pas trop tard, il faut profiter du temps qu'il reste. C'est ainsi que j'ai refait connaissance avec moi-même. J'ai cessé d'étouffer, de culpabiliser, de vivre ma vie dans l'approbation des autres, je me suis débarrassée du besoin inconscient d'être appréciée de tous, de me préoccuper de ce qu'ils porteraient comme jugement . . .
J'ai repris confiance en moi, réalisé ma valeur,et me suis entourée de personnes intelligentes ( intellectuellement, humainement, cérébralement . . . etc ) qui ne me dévalorisaient pas.
Je me suis définitivement débarrasser du poids de la rumeur, du commérage, du jugement.
Je ne vis plus avec le poids des apparences, du vernis que l'on offre au regard des autres. Je ne m'attarde plus à ce que les gens pensent, entre autre dans le cadre professionnel ou le niveau est si bas, qu' une majorité se nourrissent quotidiennement de critiques, ragots, de rumeurs. C'est leur moteur, ce qui les fait avancer, je ne les blâme pas, mais je les plains, faut-il que leur vie soit insipide pour trouver une jouissance a ce genre de passe-temps ?
Je leur en veux, parfois, d'offrir l'image de personnes limités, complaisamment flemmards, et avides de ouï-dire et de potins, participant amplement à salir la réputation de leurs collègues. Il ne faut pas croire que cette attitude n'est que féminine . . . dans la fonction publique, les hommes ne sont pas en restent, loin de là.
Mon lieu de travail est un vivier de creux, et d'adorateurs du potin, a quelques rares exceptions. ( j'avoue que ceux qui se délectent en oreille attentive, tout en certifiant qu'ils n'aiment pas ça me font doucement rigoler, il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir)
Il y a plusieurs années, déjà, que je ne m'attarde plus à ce qu'on dit de moi. On est encore libre de penser ce qu'on veut. . . Comme me disait la psy, la jalousie révèle des comportements inattendus, et leurs propos, insultes, et jugements à l'emporte pièce n'entacheront pas ce que je suis.
Sam





