dimanche 3 janvier 2021
dimanche 22 novembre 2020
Existentiel éphémère 7
L : Oh toi, il va falloir que l'on parle sérieusement . . .
M : Pourquoi, je ne vois pas ce que ça changera ! ! !
L : J'ai l'impression de revenir 6 ans en arrière, tu as peur d'être heureuse et du bonheur, tu es en train de flipper . . .
M : Oui, j'avoue . . . je n'ai aucune envie de m'attacher et puis de prendre ensuite une grosse claque
L : Mazette 😡, tu ne t'autorises pas le bonheur pour des "futilités". Il est bon, crois moi, d'avoir dans sa vie, quelqu'un qui ne rentre pas dans les cases, et il me semble bien que tu fais partie de ces gens là. C'est vrai que ça change mais si tu permets un petit avis de ton ami, relativises et saisis l'opportunité qui t'est présentée.
L : Tu mérites tellement d'être heureuse.
M : Je sais tout ça, mon Lou, mais je ne veux pas m'attacher et me retrouver tôt ou tard, frustrée et en manque. Tu sais comment je suis, et surtout comment ça c'est déroulé avec P . . . mes sentiments finiraient par s'étioler . . . alors autant les empêcher de naître.
L : Alors, vis le moment présent et laisse faire la vie . . . si ça doit se faire ça se fera.
L : Mais dis toi ceci : tous les hommes ne ressemblent pas à ceux qui t'ont fracassés.
M : Je sais, j'avoue qu'il est adorable et il est difficile de ne pas l'aimer. Je vis le moment présent mais je préfère laisser parler la raison et le cerveau que de laisser mon cœur s'emballer. Pour l'instant, des détails, des futilités comme tu dis, me freinent et m’empêchent de lâcher-prise
L : Tu me connais . . . je respecte ton choix et ta décision mais je trouve cela dommage, c'est tellement bon d'être heureux et amoureux . . .
L : Pourtant tu sais ce que j'ai enduré sentimentalement . . . je pense qu'il vaut mieux vivre avec le remord qu'avec le regret.
M : Certes, mais toi, tu sais qu'elle t'aime et tu dois de ton coté, le lui dire aussi . . .
L : Bien sur que c'est important de lui dire et de l'entendre, mais le plus important n’est il pas de le prouver au quotidien ?
M : Certes, les attentions quotidiennes sont importantes, et essentielles mais comment ne pas confondre gentillesse et amour ? ? ? Si je me laissais aller à tomber amoureuse, je crois que j'aimerais tôt ou tard savoir si c'est réciproque, tu ne crois pas ? Et tu sais comment je peux être . . . tout donné . . . et après ? ! ? Non merci.
M : N'oublie pas . . . je viens de passer 6 ans à attendre des personnes qui n'ont pas su assumer une relation au grand jour, à attendre qu'ils se décident, qu'ils soient prêts, que rien ne les retiennent . . . tu vois, je n'avais aucune peur d'être heureuse ni crainte du bonheur, comment tu le disais tout à l'heure, mais j'aurais du, je n'aurais pas perdu 6 ans de plus et je ne compte pas les 16 ans de mariage dans l'espoir utopique d'une quelconque réciprocité en tout point.Si ça continue, je vais pouvoir me déguiser en poireau.
L : Je n'oublie pas.
M : En fait, mon problème principal, c'est que j'ai envie, mais j'ai peur. Il est le seul a pouvoir me faire lâcher prise.
L : nous verrons bien qui l'emportera.
dimanche 8 novembre 2020
Vague à l'âme
Il y a des jours où le vague à l'âme s'accroche, ou tout est fade et sans intérêt.
Comme une routine imposée qui me fait horreur. que je n'ai pas choisi, et que je traîne comme un boulet empêtrée dans mes jambes, ralentissant ou aliénant la moindre action.
Des larmes s'évadent, sans même que je m'en rende compte . . . un trop plein de tristesse qui s'échappe.
J'ai besoin de libérer les blessures hébergées, je n'ai plus envie de retenir . . . pas plus que d'avoir en m'en justifier. Aussi, j'apprécie ces moments de solitude, lesquels m'ouvrent les portes de la liberté . . . liberté d'être moi.
Je crois que je suis vide de sentiments, dispensée de ressenti, inapte à l'attachement.
Je ne cherche plus à savoir pourquoi un tel détachement . . . la partie immergé de mon iceberg intérieur est une froideur extrême.
Tout est éphémère, tout est dans l'instant T. Rien ne dure, même pas les émotions.
Sam
vendredi 30 octobre 2020
"Vivez comme si vous deviez mourir demain.....
Le temps passe si vite . . . nous regardons parfois dans les rétroviseurs . . . et restons toujours dubitatif du chemin parcouru, des obstacles que l'on a franchis, et qui laissent, malgré tout des cicatrices . . .
Mon parcours en aurait mis plus d'un à terre ! ! ! Je suis encore debout.
J'ai parcouru l'essentiel de ma vie, et je ne compte plus m'attarder aux préjugés, aux idées reçues, et à tout ce qui pourrait venir entraver mon envie de profiter de la vie et mon besoin d'être enfin moi- même.
Si je dois m'éteindre demain, ce sera en ayant fait fi des jugements d'autrui, de leur regard désapprobateur, de leurs principes établis.
Combien de fois me suis je empêchée de faire . . . de vivre . . . de dire . . . pour ne pas blesser, pour ne pas choquer, pour me conformer à la bienséance, à la bienpensance, à ce qui est sociétalement acceptable, au détriment de mes désirs, de mon possible bonheur, et de moi-même.
Je me suis trop longtemps bridée, formatée . . . obligée . . . même si je ressentais un déchirement au plus profond de mon être, à chaque fois que je m'oubliais, que je piétinais mon propre désir.
Des années durant, impossible de me défaire de ce carcan, qui m'étouffait à chaque fois davantage, qui me tirait des larmes de rage de ne pas être suffisamment courageuse ou égoïste pour m'émanciper, pour dire NON . . . NON je ne veux pas, NON je n'ai pas envie, NON ça ne me fait pas plaisir, NON je n'aime pas.
Des années a faire semblant, semblant d'aimer, semblant d'apprécier, semblant d'aller bien, semblant d'être forte . . . Parce qu'une chose est certaine, sous le verni "parfait" que l'on offre à la vision des autres, se calfeutre une grande souffrance d'être en compromis avec soi-même.
La vie défile, et on se la gâche en se prenant la tête pour des futilités, pour des histoires qui n'en valent pas la peine . . . on se prive par peur des "qu'en dira-t-on" pour finalement passer son temps a se freiner, à s’empêcher. On ne vit plus. On attend . . . de se donner le droit, que cela soit accepter, on attend le bon moment . . . soi-disant. Mais qu'en est-il ?
Alors profitez de chaque jour, faites vous plaisir quoi qu'il arrive, ne vous laissez pas freiner par l'opinion des autres, ou pas leur regard sur votre vie. Ils ne doivent pas décider à votre place de ce que vous avez le droit de vivre et la façon dont vous devez le vivre.
Ne vous soumettez pas, et savourez chaque minute comme si c'était la dernière, endormez vous en pensant aux nombreux petits bonheurs du jour, et félicitez vous en vous réveillant, de vous être éveillé, et des petits bonheurs que vous cueillerez durant cette journée qui s'annonce.
Prenez soin de vous
Sam
samedi 15 août 2020
Ouffff . . . Je ne suis pas née Homme
Je me sens bien célibataire, et ce d'autant lorsque j'entends certaines ou certains autour de moi, raconter des anecdotes avec leur "mecs" ou leur "nana", Je me réjouis de ne plus me sentir piégée, obligée, dupée, frustrée . . . une put . . . de liberté bien méritée après des années de services rendus et de soumission que d'autres appellent compromis . . . pffff
De plus, avec ma propre expérience relationnelle catastrophique, je suis convaincue que j'aurais été plus heureuse en étant une carotte, ou une gomme à crayon, alors, je confirme qu'il n'y a rien de mieux que le célibat.
On dit " homme", je pense berk, mensonge, trahison, égoïsme, infidélité, irresponsabilité . . . je crois qu' il n'existera jamais assez de qualificatifs dans le dictionnaire pour traduire ce que je pense d'eux.
Et combien d'hommes se sont arrangés pour me donner raison . . . en alimentant l'eau du moulin de mon écœurement ? ? ? un trop grand nombre, malheureusement
Certes, j'admets que mon parcours de vie ne m'a pas permis de penser autrement. En grande majorité ce sont des hommes qui m'ont trahi, dupé, qui ont triché, qui sont venus me chercher alors que je n'avais rien demandé, qui ont promis, qui ont menti . . on ne comprend pas, ensuite, ce qui en moi déclenche des aprioris, une opinion établie, des idées reçues ? ? ?
J'ai souvent été stupéfaite pour finalement devenir blasée . . . ? ! ? !
Je ne m'étonne plus, en fait, lorsqu'on me raconte ou que je constate le comportement inapproprié d'un homme . . . mais 😉 bien sur . . . c'est un homme, il ne peut en être autrement évidemment
Pour exemple, un inspecteur d'académie ( Mr P) a qui je demandais avec insistance de me garantir son propos, de m'assurer qu'il ne me baladait pas, car j'engageais moi-même, à travers ce qu'il me promettait, ma propre intégrité vis à vis de quelqu'un d'autre, il me certifiait qu'il disait vrai . . . triste résultat, un mensonge et évidemment de la part d'un homme, un de plus. J'étais en colère, très en colère, même ! ! ! Au point que j'ai alerté une autre I.E.N, féminine cette fois, pour lui signifier ma profonde désapprobation vis à vis de ce manquement, mais également mettre l'accent sur mon opinion au sujet des hommes et de leur aptitude au mensonge.( ça l'a fait rire)
J'aime jouer la carte de la provocation, exagérant mon coté catégorique au sujet de "MÔSSIEUR MÂLE" mais franchement, ils s'épuisent à me convaincre.
Que ferais-je si je rencontrais un homme responsable qui assume, qui ne me ment pas . . . etc ? ? ? Un long documentaire 😂😂
Père, frères, supérieur hiérarchique, connaissances . . . plus . . . mes EX . . .
Après des années d'idéalisation, j'ai compris la manipulation, la tricherie et les mensonges de mon géniteur.
Nous avons toutes et tous de l'intuition, certains n'en tienne pas compte.
Perso, j'ai un gyrophare interne. Je sais très souvent, que mon interlocuteur-rice est en train de me prendre pour une quiche ( Je m'excuse auprès des quiches, ce propos n'est aucunement une stigmatisation, ni un sous-entendu comme quoi les quiches seraient stupides, elles sont bonnes, surtout les lorraines.) Même si je ne dis rien, je sais . . . Et ça me rend malade, ça me fait vomir, j'éprouve de la colère puis du mépris. Je ne comprends pas le besoin de mentir. Les explications que j'y donne, c'est l'incapacité a assumer sa propre attitude, ses propres dires, ses possibles choix, c'est craindre le jugement d'autrui, c'est vivre en fonction du regard des autres et les laisser, finalement décidés à notre place de notre chemin de vie
Je reste silencieuse, ne dis mot, mais je sais que l'on se paye ma tête et intérieurement, c'est aussitôt une grande déception. . . parfois, instantanément c'est juste une évidence.
Une petite histoire qui illustrera mon propos.
Un soir, je reçois un coup de téléphone de Phil ( il n'était pas encore mon ex) il m'annonce qu'il ne rentre pas dormir, qu'il reste chez sa mère pour discuter. Il raccroche . . . et aussitôt, une évidence, ce soir je suis cocue.
J'appelle une amie, et lui demande si elle est dispo pour une virée nocturne. Elle me répond par l'affirmative. Elle passe me prendre, et nous voila en route. Je lui explique le pourquoi de la virée . . . Je sais que Phil va me tromper ce soir, mais je ne sais pas avec laquelle de ses ex. Elle me rétorque que je vois le mal partout, et moi de répondre :" je l'ai entendu dans sa voix, crois moi, il n'est pas chez sa mère"
Direction le parking qui entoure le logement de "Mme Mère de mon ex". il est a peine 21h . . . et Bingo, la voiture de mon "ex " n'est pas sur le parking. Mon amie me regarde et me dis : " Waouh tu avais raison . . . Alors . . . la suite du programme ?
Direction le lieu d'habitation d'une de ses ex. Bizarrement, elle réside dans la maison ou j'ai passé toute mon adolescence, aussi je connais très bien le quartier, et je sais pouvoir trouver facilement la voiture garée si jamais il est chez elle. Après avoir vérifié l'ensemble des rues adjacentes, et les petites planques possible... pas de voiture, conclusion il n'est pas chez celle là.
Allons voir chez l'autre. Nous vérifions sur tous les parkings avoisinants, pas de véhicule. Mon amie me dit : "alors, tu vois, il n'est pas là non plus ! ! ! "
" Attends, je sais ou il a du cacher la voiture. " Je la guide vers une impasse, dans lequel j'ai habité une maison, et je connais les passages qui lui auront permis de rejoindre discrètement l'appartement de son ex.
Et là . . . , son véhicule est garé. Mon amie reste sans voix, elle semble désolée pour moi, quant à moi, j'ai déjà pris "la claque" sitôt le coup de téléphone. Ce dont je suis certaine, c'est ma capacité à déceler le mensonge même à travers la voix. Mais ma blessure est plus d'amour propre que d'amour.
Au delà du cocufiage et de la trahison, il y a mensonge, tricherie mais surtout il me prend pour une conne sans cervelle.
Pour finir l'histoire, j'ai laissé un message sur le parebrise, au rouge à lèvres ( c'est super gras, et difficile à nettoyer . . . exactement ce qu'il faut pour être bien gêné, en partant au travail, encore ensommeillé) puis j'ai attendu 2 h du matin pour aller frapper à la porte de la maitresse de mon ex, et lorsqu'il a ouvert la porte, en slip, je lui ai dit :" Merci, c'est tout ce que je voulais savoir". Il faut savoir que ce n'était pas de la jalousie, mais de la fierté, je n'apprécie pas que l'on se paye ma tête,
A partir de là, tout est mensonge . . la moindre phrase, la moindre excuse, la moindre promesse, le moindre propos. Je cesse d'y croire. Même une " preuve" est remis en cause, ce sont les premiers signes.
La confiance n'existe plus. Elle met des mois à se construire, et se détruit en quelques minutes. Je ne parviens plus a revenir en arrière. Je ne navigue plus que dans le doute
Chaque mensonge proféré fait baisser ma jauge d'estime vis à vis de la personne qui me le sert, et si cette jauge n'est pas très haute, elle s'affaisse a jamais. Je ne suis plus QUE dans le mépris.
Je ne comprends pas le but du mensonge, la plupart n'ont vraiment aucune raison d'être.
On finit toujours par payer très cher la pratique du mensonge.
Dans la mare aux mensonges, il ne nage que des poissons morts
Sam
dimanche 21 juin 2020
mercredi 6 mai 2020
Vous m'avez faite exigeante

A force de mensonges, de promesses non tenues, de blablablas manipulateurs et inutiles . . .
vous m ' avez faite exigeante.
A force de ne pas m ' accepter ou m ' aimer comme je suis, me contraindre insidieusement à m ' oublier, à me soumettre à vos désirs et annihiler les miens . . .
Vous m ' avez faite exigeante.
A force de jouer sur ma culpabilité, et d ' en abuser . . .
Vous m ' avez faite exigeante
A force de menaces et de chantage affectif, de jugements de valeur afin d' entretenir ma mauvaise estime de moi . . .
Vous m ' avez faite exigeante.
Certains diront que ce n'est pas de l'exigence et j'entends d'ici mon ami, me dire " mais non, ma chérie, c'est normal avec tout ce que tu as vécu de déceptions " . . .
Alors que d'autres diront : normal que tu sois seule.
Il m'a fallut du temps et parcourir beaucoup de chemin pour naitre enfin.
Il y a eu plusieurs paliers, plusieurs déclics . . . et le pire . . . ou plutôt le meilleur a été une sensation d'étouffement comme si mon " véritable moi " explosait faute de place suffisante.
Je regardais dans la glace, sans savoir vraiment quelle était la personne que je voyais en face de moi. Cette prise de conscience m'a viscéralement bouleversé. Il était temps . . . avant qu'il ne soit trop tard ! ! !
Alors j'ai chamboulé ma vie, licencié les personnes négatives et toxiques, même s'ils étaient classés dans la case famille.
j'ai choisi de dire NON.
Non, à la manipulation, non a l'hypocrisie et au mensonge, non a la dictature relationnelle et affective.
Alors, j'ai divorcé parce que JE n'existais plus, parce que, pour lui, MES DÉSIRS ne comptaient pas.
Alors, effectivement, il est possible que ce ne soit pas des exigences que de demander le respect, l’honnêteté, la bienveillance, la franchise . . . etc. Mais il arrive, parfois qu'inconsciemment on se les autorise à soi-même sans les tolérer aux autres.
Ainsi ma jauge de tolérance est retombée à zéro. J'ai choisi de ne plus m'oublier . . . de ne plus enfouir mes désirs, et de ne pas m'en sentir égoïste.
J'ai cessé d'être dupe, cesser de fonder le moindre espoir sur la moindre parole.
Je n'ai pas changé . . . j'ai ouvert les yeux, fermer mon cœur un certain temps puis . . .
JE SUIS NÉE
Sam






