mercredi 21 juillet 2021

La TEAM CANCAN ... ou "Lola" et les abeilles


 
J'ai coutume de dire " le monde est petit, tout fini toujours par se savoir", et ça se vérifie, très souvent.

Lors de conversations totalement anodines,  il arrive qu'on apprenne certains évènements qui ont eu lieu, certains propos qui ont été tenus . . .  "le confesseur", ne se doute pas qu'il livre, à ce moment là, des "secrets d’alcôves". Et alors qu'on ne demande rien, on apprend tout. 

Loin de moi, la jouissance d'une curiosité malsaine genre: qui fait quoi ? qui dit quoi ?  parce que sincèrement je ne m'en préoccupe pas. J'ai souvent été qualifiée de Nana indifférente, et il doit y avoir un peu de cela. J'avoue, sans complexe et sans aucune culpabilité (merci Élise) que la vie des autres je m'en cogne. La seule chose qui m'insupporte c'est qu'on se paye ma tête, les mensonges inutiles alors que tu ne demandes rien. Est ce un faire valoir pour ces personnes, là ? ? ? Ex : tu finis ton job à 14h 30, tu racontes être sorti 10 mn avant, alors qu'en réalité c'est 20 mn , Quel est l'intérêt ? amoindrir la "faute"?  je ne suis ni juge, ni bourreau, et encore moins leur conscience.

Donc pour continuer sur cette lancée, j’apprends, par le plus grand des hasards, une rumeur . . .  (encore une) me concernant . . .  considérant que j'ai eu une histoire de coucherie avec un de mes collègues (encore un) ? ! ? 

Décidément, il faudra que je songe sérieusement à m'attirer l'amitié d'un pompier, car à force de coucher avec tous ces hommes (au boulot), je dois avoir le miaou qui fume. 

Ce ramassis d'excréments émanant de la bouche de 2 hommes ( finalement, les hommes ne sont pas en reste niveau "passe temps" commérages) mous du bulbe, et dont la courbe de Gauss se situe plutôt dans les 13, 5%  à gauche de la cloche, hein ! ! 


( et malheureusement j'ai repéré le viviers) ne m'étonne pas.  Lorsqu' on cumule autant de combos en déficience mentale, cela vient  confirmer ma conviction que la réincarnation existe, il semble impossible, autrement, d'être devenu aussi con en une seule vie. 

L'un des 2, qui n'a jamais connu que la fonction publique, est bien formaté fonctionnaire, partisan du moindre effort, jaloux, la langue bien chargée et  courageux comme un chien qui recule. L'autre, c’était son petit toutou, (tiens comme c'est bizarre ! ! !  ) son perroquet,  son domestique, et cancanier au possible . . . Je ne suis même pas certaine, qu'ils aient eu un cerveau chacun, mais plutôt un cerveau pour deux . . .  qui sait  ? ? ?  un cerveau en garde alternée ? ? ?

Le premier serait réputé pour tabasser ses copines, très macho, (dixit 2 collègues féminines dont sa grand copine qu'il défend corps et âme . . .  s'il savait . . . 😂😂😂  le 2eme aurait cocufier sa femme avec une collègue de travail, laquelle était cocue depuis des années,  il en était amoureux, il fallait voir son regard de cocker lorsqu'elle apparaissait...." Le premier, concernant cette collègue, se plaisait à raconter qu'elle avait désiré coucher avec lui, mais qu'il avait refusé ! ! ! (j'espère que vous suivez et que vous comprendrez mon désintérêt  pour ces personnes de la TEAM CANCAN)

Pour la TEAM CANCAN, si tu parles trop souvent avec la même personne, tu couches avec : ça vous parle le niveau d'intelligence, là. ? ? ?  (a l'A.E.P 81 je parlerais d'eux  comme "les déficients"). Je les soupçonne de tenter de recruter de nouveaux membres, en organisant des soirées privées, pour voir si les personnes sélectionnées peuvent rentrer dans le groupe. mais attention . . .  la sélection est dure il faut pratiquer le ragot, la mauvaise foi, l'hypocrisie, le "foutage de gueule",et avoir des centres d'intérêt et des conversations très limités, être aussi dans les apparences . . .

Vous avez remarqué avec quelle facilité  on peut médire sur les gens ? ! ? et vous conviendrez, cependant, que cela confirme les 13,5%, leurs connaissances s'arrêtant à la lettre Q

Dans tous les cas, je ne remercierais jamais assez le collègue en question ( celui avec qui  selon les vamps j'étais  sensée coucher) de m'avoir mis en garde, au fil de nos conversations cachées ( pas assez visiblement, pour permettre a l'autre "peigne cul" de fantasmer sur une relation possible) sur les risques a prendre le poste qui allait m'être dévolu. S'il ne m'avait pas coacher,  avant l'entretien dans le bureau de l'intendante, je me tirais une balle dans le pied. Ma hiérarchie m'ayant demandé de la jouer" motus et bouche cousue", nous nous informions discrètement de la tournure des évènements. Grace à lui, je me suis méfiée et   j'ai pu préparer mon argumentation  inattaquable pour refuser ce poste. 

Ce collègue m'a confié, que "le peigne cul" nous avait vu, qu'il  avait du en  parlé à Toutou, car il avait droit à des piques et des allusions chaque fois que Laurel et Hardi ( c'est l'inverse là, le petit est gros, le grand est mince, mais les deux sont cons par contre 😉😏)  le croisait non loin de mon service. 

Ahhhhh ces bouches de vieilles, les nouvelles vamps ! ! ! 

Je ne me fais aucun souci, le karma se chargera d'eux. 

Ps: ceux qui veulent la liste des membres de la TEAM CANCAN, m'envoyer un MP . . . 😂😂 je donne la liste gratuitement.

 Sam




mardi 20 juillet 2021

Socrate...

 

Les 3 filtres de Socrate

- Est ce que ce que tu t’apprêtes à  me dire est vrai ?

- Est ce que ce que tu t’apprêtes à me dire est bien ?

- Est ce que ce que tu t'apprêtes à me dire est utile ?

Alors si ce n'est rien de tout ça, pourquoi me le dire ?


Si chacun qui s'apprête à médire sur autrui se posait ces 3 questions . . .  et applique la conclusion, il y aurait beaucoup moins de pagaille.

Et si celui qui s'apprête a recevoir cette ou ces médisances, en faisait de même , les médisances ou rumeurs cesseraient.

Le ragot meurt quand il arrive à l'oreille d'une personne intelligente.

Sam


Chaque jour . . .

Chaque jour n'est pas un désastre, rien n'est jamais figé, ni jamais perdu . . . 

seule la mort est définitive.

Tout le reste est modulable, provisoire, solutionnable . . . 

Sam


 

lundi 19 juillet 2021

Je me manque

 


"Je me manque". 
 Quand je me perds derrière des mots inutiles.
 Quand je me mets dans la tête des autres pour essayer de saisir les raisons.
 Quand je veux plaire par peur d'un refus.
 Quand je prononce un oui à dents serrées, alors que de tout mon souffle, j'aimerais crier non.
 Je me manque quand je perds mon temps. 
 Quand je me perds derrière les rêves des autres et je néglige les miens.
 Quand j'ai de la haine. 
 Je me manque quand je tourne autour des situations et je n'aborde pas le problème. 
 Je me manque quand je n'écoute pas ma respiration. 
 Quand je fais taire mon intuition.
 Quand je ne souris pas.
 Quand je ne m'accepte pas.
 Quand je laisse d'autres décider pour moi.
 Je me manque quand j'oublie qui je suis et ce que je veux pour moi-même.
 Quand je deviens esclave d'habitudes et de compromis. 
 Je me manque.
 Alors je reviens me prendre la main.
 Et je recommence à vivre".
 
 
Marguerite Roncone

 

dimanche 18 juillet 2021

On pense des choses . . .

 

 


 

 On pense des choses qu'on ne dit pas, on peut ne pas dire: " ta tarte est dèg', tu es mal coiffée, cet ensemble ne te va pas, ton mec et toi vous n'allez pas bien ensembles, ton enfant est capricieux. . . . etc", 

on nomme cela du tact, de la diplomatie, du savoir vivre. 

A quoi bon blesser, dans tous les cas, c'est un avis personnel, qui n'engage que sa propre vision de ce qui est correct, ou fonction de critères subjectifs.

 Dans d'autres cas, et c'est plus navrant, on peut ne pas dire: je t'aime, tu manques à ma vie, tu es belle (beau), etc, surement par pudeur, par gène, et je trouve cela bien dommage, cela fait du bien de recevoir le message de marque affectueuse, d'amour , ou même des compliments . . .

On ne prend pas assez le temps de dire les choses bien, et il peut être rapidement  trop tard . . . 

Quant à dire des choses que l'on ne pense pas . . . souvent dictées par la colère, l'envie ou le besoin de faire  mal, de blesser . . . Lorsqu'on manque de self control, de maitrise de soi, il peut être bon de réparer le mal que l'on fait en expliquant que seule la colère a dicté le propos blessant, il est intelligent de passer du baume sur la plaie que l'on vient de créer.

 Alors osons dire l'importance ou l'affection, ou l'amour que nous portons aux personnes, parce que comme un feu de cheminée a besoin de bois pour bruler, une relation a besoin d'entretien pour durer, et gardons nous de blesser, cela ne nous fait pas grandir ! !


Sam

 

Extrait : " par un curieux hasard"

 



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

— Maître, j’ai toujours été le « mouton noir » de la famille.
 Celle qui n’a pas fait comme les autres, celle qui prend des chemins différents, l’artiste, la sensible, la décalée, la tarée même, parfois.
 Et à certains moments, ça me pèse.
 Il y a des blocages en moi, des portes que je n’arrive pas à ouvrir . . . sur l’estime et la valeur que je m’accorde à moi-même. C’est très profond, ça vient des origines, c’est familial, lourd . . . 

— J’aurais donc un message important à te transmettre :
 
Le mouton noir de la famille est la pièce centrale de la systémique familiale, autour de laquelle se joue un bal tragique.
 C’est elle qui catalyse les traumas de la fratrie, des parents, des ancêtres.
 C’est sur elle que, par ses capacités de transmutation hors du commun, repose la guérison cathartique et libératrice de toute une famille. 
C’est le Petit Poucet qui sauve tout le monde en semant les cailloux blancs, c’est le médicament, le remède, l’étincelle, la goutte d’eau qui fait se briser le vase. 
En toi réside la grâce de tes ancêtres, en toi se jouent les non-dits des autres, en toi dansent leurs désirs inavoués, en toi s’est harmonisé le chaos de leurs subconscients en une mélodie qui les bouscule, parfois les irrite. 
Et il t’appartient maintenant de faire danser.
 
 
Retiens ceci : Qu’es-tu prête à perdre pour ouvrir cette porte, qui, retiens-le, est fermée de l’intérieur ? 
 
 
- Stephan Schillinger © / Extrait des livres "Par un Curieux Hasard"

 

samedi 17 juillet 2021

En route pour les 3 D: Dénigrer, diffamer, dire du mal

Calomnier, diffamer, médire , dénigrer, dire du mal et j'en passe . . .  bien des mots, ou des expressions pour qualifier le passe temps favori de certaines personnes jalouses et mal dans leur peau.

C'est la jalousie, ou l'envie qui pousse à ce comportement. Ces personnes sont souvent malheureuses,  plus certainement stupides et pour se sentir mieux, pour se donner de la valeur, elles critiquent.

La réussite des autres, quelle qu'elle soit provoque chez eux-elles un  sentiment d'insatisfaction, de frustration, une perte de confiance en soi, une dévalorisation.  Elles envient la place du calomnié, estimant qu'elles sont lésées,  professionnellement, sentimentalement, socialement . . . Lorsqu'on ne s'estime pas, on s'évalue par rapport aux autres. Dire du mal, c'est  aussi rendre complice son interlocuteur, c'est attiser sa curiosité,  son intérêt, monopoliser l'espace de parole, et une manière d'amener une comparaison à son propre avantage. Il s'agit vraiment de détruire symboliquement l'autre.

En dénigrant l'autre, ces personnes pensent qu'elles s'élèveront, c'est un échec de l'affirmation de soi.

Comme je l'ai toujours prôné, on ne grandit pas en écrasant les autres. 

Mon lieu de travail est le siège d'un  nombre conséquent de personnes pratiquant ce passe-temps. J'avoue ne pas comprendre, parfois, le but de l'opération.

Lorsque je reprends mon travail après mon congé parental  et qu’Yvette se jette sur moi, pour me dire de me méfier de Corinne, parce que je travaille avec elle . . .  Quel intérêt ? ? Au delà de la médisance,  la prétentieuse ne m'estime pas capable de " juger" par moi-même, elle me prend pour  une débile ? Incapable de penser par soi-même ?

(NB: j'ai appris depuis qu'Yvette a toujours été ainsi, fouteuse de merde et médisante, Mme qui faisait croire qu'elle était secrétaire de direction )

Lorsque je travaille avec Coco, et que l'on nous qualifie de "lesbiennes" . . .   Ou est l’intérêt  ? ? ?

Lorsque un collègue cuisinier se confie a moi, sur sa vie personnelle, et qu'aussitôt, Sandrine F, et son débile de compagnon, Malric font circuler la rumeur que je couche avec ? ? ? (Elle est la seule à savoir que c'est fini avec mon gars, et comme la mayonnaise ne prend pas en Juin, elle repasse une couche en septembre . . .  )

Lorsque mon amie se fait opérée de la vésicule biliaire, et que les 2 mêmes cons, précisent qu'ils s'agit des hémorroïdes  ? ? 

Lorsque je me retrouve à déclarer  un accident de travail, pour avoir empêcher la chute d'une porte de douche non réparée, et que j'apprends que j'ai été au bureau pour  démissionner parce que mon copain de la Rochelle, est riche et que je n'ai plus besoin de travailler (merci Yvette) ? ? ? 

Lorsque j'apprends (encore Yvette) que je veux lui piquer son poste à la borne, alors qu'en fait, j'y atterris parce que mon chef estime que ma rapidité de compréhension n'imposera pas des heures de formation à l'ordinateur ? ? ?  Et qui a monté le bourrichon à Miss creuse ?  les deux mêmes qui marchent sur leurs langues tant elles sont longues ( Fournials et Malric).   ce poste à la borne  me répugne,  tout comme celui d'agent d'accueil ( être un concierge, avec tout ce que cela comporte de péjoratif . .  .  très peu pour moi)

Je crois qu'en  la matière, je leur décerne la palme d'or, à tous les 3, Bienvenu en "Débilie"

Comment ne pas avoir la certitude que ces personnes sont mal dans leur peau, dans leur vie. Dire du mal, monter les gens les uns contre les autres, ça occupe ! ! !

Excédée, je suis devenue chasseuse, spécialisée dans le piégeage de mes collègues. Une personne, une confidence ( qui n'en ai pas une, évidemment, sinon, le jeu n'est pas drôle)  tu balances et tu attends, le temps qu'il faut . . .  j'en connais, une en particulier, Sandrine F,  qui s'était montrée inquiète de mon petit jeu sadique, et m'avait demandé, si je le lui avais fait à elle . . .  pas tranquille la pointeuse ! ! Et pour cause.

 Malgré le départ de certains-es, le viviers est toujours là, la creusitude a de l'avenir.

Puis prise d'une frénésie verbale, je me suis autorisée à alimenter leur fantasme de prude effarouchée, en leur donnant matière à baver (collargol si tu m'entends )  . . .  à la question :" tu es  toujours avec Pascal ? oui bien sur ( mon ex copain) à la question ? tu es  toujours avec Tony? oui bien sur . . .  tu pars en Charentes-maritimes cet été ? bah oui   . . . Tu pars au Portugal, rejoindre Tony ? oui bien sur, Juillet: Pascal, Aout Tony, pourquoi s'emmerder avec  un seul quand on peut en avoir 2". ( et en vérité, ni l'un, ni l'autre)

Plus c'est gros, plus ils-elles avalent . . .  Rocco, si tu m'entends . . .  tu as encore de beaux jours devant toi

Je suis certaine que ça a du en occuper certains-es, pendant des heures, des jours et des semaines . . .  mon altruisme me perdra 😂😂😂.

Mais je comprends leur jalousie . . .  j'ai une vie sociale riche, je tisse des liens facilement parce que je suis ouverte  j'ai des activités extra professionnelles, qui m'ont  permis de tisser des liens avec beaucoup de personnes d'horizons professionnels différents, et avec lesquels je n'ai pas besoin de mentir, MOI,  ils connaissent ma valeur. J'ai plusieurs cordes à mon arc en matière artistique,  et en matière professionnelle . . .  je m’intéresse à tout, et ne cesse d'avoir soif d'apprendre : Because HPI.

Allez, bouches de vieilles, l'été va  être long, et vous risquez de vous ennuyer, mais septembre sera vite la, avec son lot de nouveaux collègues qu'il faudra"informer". 

Sam


Et puis, il y a eu P . . .

                


 

 


 

 Et puis, il y a eu Pascal, le premier amour . . . Enfin, le premier frisson.

 J'avais 14 ans, j'étais amoureuse. Je lui ai tout donné, offert ma pureté et il m'a balancé, au bout de 8 mois parce que son frère jaloux lui avait raconté m'avoir vu embrassé un autre garçon lors de festivités carnavalesques. Je ne me suis pas défendue, (pourquoi faire puisqu'il était convaincu de détenir la vérité) et je ne l'ai pas retenu mais j'ai cru mourir de chagrin, j'avais 14 ans.

A cet âge, on est entier mais  tout fini par passer. Chacun de nous a fait sa vie. En 2010, il me recontacte via les réseaux, 32 ans ont passé. Il n'est pas bien dans sa vie maritale, mais n'en laisse rien paraitre dans ses messages. 3 ans plus tard, il perd sa femme et  m'envoie un SMS sitôt son décès. 

Bouleversée par l’événement douloureux qu'il vivait, (je suis empathique) j'ai essayé de lui apporter,  à distance, mon soutien.

Je me souviens  lui avoir demander de me dire sincèrement si mes messages l'importunaient. Je ne voulais pas aggravé son chagrin. Au contraire, il s'est empressé de demander de ne pas cesser cet échange, qu'il lui faisait du bien.

Le lien s'est alors  reconstruit petit à petit,  entre humour et confidences, et la naissance de nouveaux sentiments.

Lorsque nous nous sommes revus, il était veuf depuis 3 mois et inévitablement  notre relation a repris ce week-end là de mars 2014 et a  duré 2 ans et demi.

 Il va de soi qu'au début notre histoire était secrète, il n'était  pas moralement acceptable de démarrer une nouvelle relation et de s'envoyer en l'air  après 3 mois de veuvage. Pour lui, j'ai respecté... étant capable d'accepter les principes moraux de chacun, car pour moi l'opinion ou le jugement d'autrui ne compte pas et ce depuis longtemps. Moi, ça n'allait plus dans mon couple, et je n'ai rien cacher de ma relation ni de mes intentions à Philippe.

S'est installé, alors une relation à distance, chacun chez soi, a 400 km l'un de l’autre. Rapidement, il a commencé à projeter notre futur à chaque fois que l'on se retrouvait. C'était trop tôt à mon gout, besoin d'être sure de moi, de lui, besoin de cohérence, de certitudes, de preuves. Il était agréable de rêver, mais rêver n'est pas s'engager . . . ça ne mange pas de pain.

Puis, il a fallut que je passe l'examen d'entrée, 1 à 2 mois après le début de notre relation,

Présentée à ses amis, il a sollicité leur avis sur moi, et s'ils n'avaient pas donner leur aval, m'aurait il dégagé ? Que puis-je dire sur ce que j'ai ressenti en apprenant ça .  . . Drôle de façon d'aimer ! ! !  est ce qu'il désire que nous vivions  tous ensembles ? Est ce que lorsqu'il aura envie de faire l'amour, il ira aussi  leur demander la permission, ou leur avis ? ? ? étrange . . .  ! ! premières inquiétudes

Au début, c’était mode "lune de miel". Il était tendre, attentionné, amoureux,   mais  quelques détails parfois me faisaient penser  que certaines choses allaient me déplaire. Je ne m'y attardais pas trop, convaincue que j'étais, sans doute devenue trop exigeante et sachant que je suis perpétuellement dans le questionnement  (désolée d'être née ainsi : neuro-atypique)

J'ai été rapidement confrontée aux inconvénients de la relation cachée. Je ne pouvais me rendre chez lui que lorsqu'il était certain que la famille de feue son épouse ne soit plus présente. Lorsque sa belle-mère téléphonait, je devais faire silence, ou bien sortir de la maison pour ne pas éveiller les soupçons. Lorsque ses beaux-parents étaient chez lui, c'était zéro visio, zéro  SMS, le silence radio. J'en arrivais à me demander ironiquement si sa belle mère l'accompagnait aux toilettes le matin, ou a la douche, si elle restait accroché dans son dos a regardé par dessus son épaule, si elle dormait avec lui ? bref pourquoi il ne trouvait pas 30 secondes pour envoyer un petit message, hormis le soir, parfois, dans son lit.

J'en étais parfois tellement irritée, que je me disais "lorsqu' il aura envie d' une gâterie , il n'aura qu'à demander à sa belle mère". J'ai toujours trouvé un moyen, moi,  en étant chez lui, ou chez moi pendant une visio,  de communiquer avec mon meilleur ami. Obligée de me cacher pour ne pas avoir a subir une crise de possessivité excessive et abusive  sans fondement et sa jalousie dévorante, mais il n'a jamais été  question de ne pas communiquer avec mes amis.

Selon lui, j'avais une vie de merde, ici, une famille de merde, un passé de merde, des amis de merde et qu'il  était la seule porte vers mon futur bonheur.

Il était jaloux, possessif,  il a fallut que je dégage des contacts FB, et que je fasse attention a ce que j'y publiais, se sentant systématiquement visé par mes publications.

Lorsque nous sortions et  qu'un gars posait son regard sur moi, il montrait que j'étais SA propriété. 

Il tenait aussi, à ce que je sois intellectuellement la femme potiche et cruche qui lui permettrait d'affirmer sa supériorité ( "Tu me fais peur" m'a-t-il dit, lorsqu'il a su que j'avais un QI au dessus de la norme)

Il aurait voulu que je sois avec lui, à chaque  anniversaire, mais sa famille était là. Notre relation inavouée le positionnait dans un choix cornélien.: " J'ai envie qu'elle soit là, mais pour ça, je dois leur dire, et si je leur dis, ils vont mal me juger, car mon devoir vis a vis d'eux, est de respecter mon veuvage plusieurs années. Du coup, je sacrifie mon envie qu'elle soit là"

Puis sont arrivées, les crises de colère, durant lesquelles il se servait de ce qu'il savait sur moi, pour être blessant, insultant, humiliant, jusqu'à me faire pleurer, pour ensuite venir me consoler, et promettre le paradis auprès de lui . . . Sans le savoir il œuvrait  déjà à éteindre mes sentiments." je t'enflamme puis je te glace, puis je t'enflamme à nouveau . . .  et je te glace . . . il arrive un moment ou le feu ne se rallume plus.( un comportement  psychologique toxique)

Il a fait des projets avec moi, puis m'en a exclu, puis de nouveau inclus, en mode yoyo,  changeant de projets sans cesse. Insécurisant pour moi, qui, au vu de mon passé sentimental, avais  besoin d'assurance, pour construire une relation solide.  Ce manque d'assurance et de profondeur de ses désirs me concernant, a largement contribué à la diminution de mes sentiments. J'ai fini par écouter . . . simplement . . .   sagement . . . sans me projeter avec lui dans un avenir quelconque. Comment continuer a s'investir dans une relation dans laquelle on ne se sent pas désirer ? Un jour de colère, il m'avait d'ailleurs dit : "tu finiras ta vie, seule" ( vivre avec quelqu'un par peur de finir seul, c'est pour moi, la pire des raisons, et ça ne peut pas marcher 😵) Lorsque l'autre te ferme la porte au nez, il n'est pas en droit de te reprocher de ne pas rentrer, et c'est ce qu'il a fait.

Pour me protéger, et ne rien montrer de ma déstabilisation, je m'aventurais sur le même terrain, projetant moi aussi, mais sans lui et loin de lui. Il m'en faisait le reproche, et piquait des colères.

Je ne devais pas oublier l'anniversaire de ses amis, il était important qu'ils conservent une bonne opinion de moi. Je me devais d'être dans les apparences qu'il souhaitait, une bonne maitresse de maison, voire une "épouse modèle". Je me souviens même qu'il m'ait demandé de ne rien dire et ne pas nier si l'on me qualifiait comme étant son épouse. C'était malaisant, voire flippant

 Nous n'abordions que des sujets qu'il l’intéressait, lui, et ses amis . . . les ragots et autres commérages, leur boulot, la vie des voisins . . . Lorsque j'arrivais chez lui, ses amis, son patron, ses voisins savaient tout de ma vie (du moins ce qu'il en savait lui ) Le hasard fait bien les choses, et j'ai fini par apprendre qu'il avait été bien  plus loin dans l'irrespect, il a même été jusqu'à confié notre intimité à ses amis, (et oui, tout fini toujours par se savoir ) et lorsque j'ai abordé le sujet, il s'est défendu par  un odieux mensonge, en expliquant que "c'était pour rire". Pourquoi parler dans mon dos ? ? ? On plaisante au sujet des autres, avec ces autres, pas sur les autres dans leur dos.

Au bout d'un an, je ne participais plus aux conversations, j'écoutais. Je restais silencieuse. Ses amis remarquaient mes silences, mon changement,  Pascal leur disait que mon silence était le résultat de mon futur départ et de la tristesse que j'éprouvais de le quitter ( tellement sur de lui) alors qu'il était le fait d'un désintéressement total . . . Puis  j'écourtais mes séjours, voire même, je trouvais des excuses pour ne pas me rendre chez lui. J'éloignais les soirées visio les unes des autres, trouvant de fausses raisons, ou profitant des vraies.

Lorsqu'il m'a jeté, il a pris pour excuse le message de mon ami d'enfance sur fb, et l'a transformé en crise de jalousie, une fois de plus, il a imaginé que je le trompais,  mais il a aussi mis la rupture sur le dos de mon enfant, prétextant qu'il lui manquait de respect.

 Il avait, en fait, des problèmes de boulot, son patron et ami de 30 ans, avait vendu l’entreprise sans même l'en aviser ou lui proposer la reprise . . .  1 mois avant, il m'avait dit qu'il allait parler à ses beaux-parents de notre relation car il ne supportait plus cette situation.( je n'ai pas relevé son propos plein de certitude) Pour moi, c'était trop tard parce que je ne croyais plus un seul mot de ses promesses , puis parce que ça n'avait plus aucune importance, mes sentiments étant morts depuis longtemps.

Il a préféré un match de foot de l'euro, à une discussion sérieuse. Pas grave, chacun place ce qu'il veut dans ses priorités, et j'ai compris que j'étais moins importante qu'un match de foot.  Blessant par principe, et blessure d'orgueil mais pas grave en soi, vu que je n'avais plus de sentiments.

Il est revenu vers moi, 1 an 1/2 après, et lors de sa visite et d'une balade parce qu'il voulait  discuter, il a mentionné que mon enfant avait du murir, qu'il allait partir faire des études . . .  que ça nous laissait le champ libre pour envisager quelque chose entre nous. Je l'ai écouté, tenté par quelques subtilités linguistiques de lui faire comprendre qu'il prenait des raccourcis, et bottait en touche sur sa responsabilité ( il n'y a pas plus sourd que quelqu'un qui ne veut pas entendre). Évidemment peine perdue. Il a cru que nous recommencions a construire une relation. 5 ans qu'il était veuf, pour les bien-pensants, il était en droit de refaire sa vie, et mieux encore, il avait obtenu la bénédiction de ses beaux-parents . . . je l'ai laissé croire . . .  A ma grande surprise, et lors d'une ultime crise  parce qu'il se pensait en relation avec moi, il m'a menacé : " ou tu dis a tout le monde que nous sommes ensembles, ou c'est fini"

La bonne blague . . . en dictateur relationnel, il m'impose d'annoncer  publiquement que nous sommes un couple me  menaçant de rupture. Au delà d'une relation fantôme, qui n'existait que dans sa tête (vu 2 fois en 1 an 1/2) c'est son côté : " maintenant, je veux . . . donc tu t'exécutes" qui m'a le plus scotchée. Je n'ai eu aucune difficulté a lui dire que je prenais la 2nde option, vu que selon moi, rien n'avait recommencé. Mais son toupet m'a littéralement sidérée . . . puis fait rire.  

"Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait. "Audiard

A-t-il imaginé que je partirais pour une 3e croisade ? ? ? que j'encaisserais que mon enfant devienne le motif de sa rupture précédente ?  que je pouvais effacer les mots, les attitudes, l'insécurité ? m'installer sur son siège éjectable et attendre qu'il appuie sur le bouton ? tout quitter pour lui, et me retrouver loin de tout, et à la rue, le jour ou il piquerait une crise et me jetterait de chez lui ?

Je n'oublierais jamais, mon premier mari, qui lorsqu'il a appris ma demande de divorce, m'a dit: "tu prends tes gamins ( les siens aussi ) sous le bras et tu pars, ici, c'est chez moi, c'est moi qui bosse" 

Ce sont ces blessures  qui permettent de ne pas renouveler les mêmes erreurs. On peut donner une chance à chacun et à soi-même de vivre quelque chose de différent, mais on reste toujours sur le qui vive.  On peut fuir par peur, ou se battre. 

Je garderais ces cicatrices comme étant la signature du passé. Elles font ce que je suis aujourd'hui, partagée entre l'envie et la peur, le lâcher-prise et la retenue, la conviction et le doute.

UNE CERTITUDE : On ne rallume pas un feu sur des cendres froides ! ! ! 

 

Sam