Il n'y a pas meilleure méthode pour perdre ma confiance, perdre mon estime, et m'irriter grandement.
Le MENSONGE . . .
Le mensonge est une affirmation volontairement fausse et celui qui le pratique est dans l'intention de tromper, de manipuler son interlocuteur . . . il est révélateur du sentiment d'infériorité de celui qui s'y adonne, mais atteste aussi de la capacité à fuir une part de la réalité que le menteur n'accepte pas et qu'il espérait différente.
Le baratineur offre une image erronée de ce qu'il est, de ce qu'il vit ou a vécu pour gagner une bonne image de soi de la part de l'auditoire, parfois aussi pour se victimiser et se faire plaindre ! !
Je me demande souvent ce qu'il peut éprouver au moment ou il ment . . . a-t-il conscience qu'il ne leurre pas l'ensemble de son public ? et si c'est le cas que ressent-il ? a-t-il honte ? Pense-t-il qu'il en sera plus aimé ? plus encensé ? plus envié ? qu'il impressionnera ?
Que nenni ! ! il y aura plusieurs catégories de personnes : les naïfs qui gobent tout ce qu'on leur dit, et ceux qui soupçonnent la supercherie . . . ceux qui s'en tamponnent totalement mais qui écouteront d'une oreille polie, ceux qui ne penseront même pas à remettre amicalement le propos en doute et enfin ceux qui détecteront l'imposture et pour qui la relation perdra toute authenticité.
J'ai toujours dit que cela m'insupportait . . . je n'en comprends pas l’intérêt.
Lorsque j'assiste à une affabulation parce que je sais . . . lorsque j'en capte une autre parce que je devine alors je me découvre un regard méprisant sur l'auteur, puis un sentiment de déception m'envahit.
Mais POURQUOI cet artifice ? ?
Je me souviens d' une phrase que m'avait dite mon frère ainé, lorsqu' une fois j'étais rentrée chez moi, avec du retard. Évidemment, j'allais me faire houspiller, et punir et lui de me dire : "mais il te faut trouver une excuse . . . genre . . . moi, je suis tombé en panne de carburant avec la mobylette" et se faisant, il arrivait à pied, la mobylette tenue par le guidon. Il savait mentir, moi, non. Alors c'est sur, la contrepartie, c'était la punition, "l'engueulo" et même la "baffe". J'ai toujours pensé que si je mentais, il y aurait une bande passante sur mon front le signifiant.
Bizarrement, mes parents ont longtemps cru que je mentais . . . alors qu'en vérité, avec le recul, ado j’exagérais beaucoup. Ce sentiment d'être traitée différemment de mes frères et sœur, et du coup de me sentir mal aimée me poussait par ce biais à attirer l'attention. Ça m'a nui plutôt qu'autre chose, pour exemple lors du zona ophtalmique de mon frère. Mes parents n'ont pas cru le risque d'hospitalisation et sont partis en week-end. Un épisode digne d'un roman et que j'ai vécu comme une terrible injustice.
Et pour finir . . . 16 ans de vie commune avec un pervers narcissique, mythomane de surcroit . . . ça immunise pour le restant de la vie.

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